«Tous les chemins peuvent mener à l’université de Bordeaux»

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Créer du lien. Depuis toujours, c’est ce qui guide Émilie François. Animée par le sens du bien commun, elle est aujourd’hui consultante en pilotage et coordination de projets de développement au sein de la Direction de la planification stratégique de l’université de Bordeaux.

Photo : Emilie François © Gautier Dufau
Emilie François © Gautier Dufau

« Être un trait d’union entre les uns et les autres. Générer et partager des valeurs humaines, intellectuelles et sociales pour produire un effet bénéfique sur la société. C’est ça qui m’anime au quotidien », confie Émilie François tout sourire.
Depuis septembre 2024, consultante au sein de la Direction de la planification stratégique de l’université de Bordeaux, elle accompagne, conseille et soutient tous ceux qui, dans les différents services de l'université, développent des programmes et des Grands programmes. « Une mission transversale qui fédère les communautés en faveur du bien commun. La force du collectif crée de l’intelligence. C’est cette énergie qui me motive » affirme Émilie François.

Raconter le monde

Un certain sens de l’écoute, de la rigueur, de l’animation et de la transmission qu’elle tient de son passé de journaliste radio.
«J’ai grandi avec la radio. Ces voix me fascinaient. J’ai voulu moi aussi parler dans le poste et voyager ! », raconte t-elle. 
Après une licence de Lettres, langues et civilisations étrangères en espagnol à l’université de Poitiers et une formation en journalisme à Paris, elle travaille pendant huit ans pour différentes radios à travers la France, tour à tour matinalière, productrice de reportages et d’émissions. « En 2010, il y a eu un tournant. Je suis partie pour Europe 1 à Cape Town en Afrique du Sud couvrir la Coupe du monde de football. Cette expérience m’a déçue, je ne me retrouvais plus dans ce que je faisais. J’ai pris un virage radical, pour me reconvertir dans le secteur social », rembobine la consultante.

Être journaliste c’est être un trait d’union entre la société et l’information ; c’est faire du lien. Travailler dans le social, c’est aussi faire du lien.

Émilie François

En 2011, alors qu’elle a 31 ans, Emilie François reprend trois années d’études en école spécialiste du travail social à Paris.
Après plusieurs stages au sein de centres accueillants des enfants autistes et psychotiques, puis neuf mois à l’hôpital universitaire mère-enfant Robert Debré, elle accepte la proposition de poste d’éducatrice de jeunes enfants, au sein des services de pédiatrie générale et de neurologie, puis en réanimation. 

« Il s’agissait d’accompagner les enfants et leurs familles dans le processus de soin, mais aussi de maintenir une forme de vie quotidienne à l’hôpital. Ce travail était une source intarissable d’énergie », déclare-t-elle. Un engagement intense porté par une équipe soudée, solidaire et bienveillante. Très vite, elle s’engage au-delà de ses missions. « Nous avions beaucoup d’idées mais peu de moyens, c’est pourquoi j’ai cherché à mobiliser des mécènes pour financer nos projets. Ainsi, nous avons pu créer un salon pour les parents, une bibliothèque avec des livres dans différentes langues, collectés auprès de librairies donatrices, un atelier de musicologie, organiser un Noël… », se souvient-elle.

Deux ans plus tard, c’est à la faculté de médecine de l’université Paris Descartes (Paris Cité) qu’elle transpose son savoir-faire en tant que responsable des partenariats et de la communication. Une mission similaire, à destination cette fois des étudiants et des enseignants-chercheurs. « Huit ans incroyables à lever des fonds pour organiser des galas de charités, monter des partenariats, des incubateurs de start-ups… Lorsque le doyen a pris la direction de la Fondation de l’université, je l’ai accompagné dans l’ingénierie de projets. Au moment du Covid, j’ai passé le confinement chez ma maman sur le Bassin d’Arcachon. J’ai eu envie de rester dans la région et de m’y installer », explique Émilie François.

Relier, structurer, accompagner

En septembre 2024, Émilie François rejoint l’université de Bordeaux auprès de six autres consultants pour accompagner des experts métiers sur le pilotage des programmes et des Grands programmes. « Ma première mission a été de monter et d’animer un réseau réunissant les chargés de programmes et de Grands programmes. Il s’agissait de permettre à ces acteurs de mieux se connaître, d’échanger et de partager leurs expériences et leurs pratiques. Ils sont 113 aujourd’hui », précise-t-elle.

Au quotidien, elle veille à identifier les besoins, facilite les connexions, fluidifie les échanges. Un travail de terrain, discret mais indispensable. « Il faut être présent, à l’écoute pour comprendre les enjeux de chacun. Cette proximité avec les acteurs, les collègues, est essentielle » constate-t-elle.

Lectrice passionnée, amatrice de randonnées et fine cuisinière, Émilie François cultive l’altérité et place la force du lien au centre de toutes les sphères de sa vie. « La diversité de profils à l’université de Bordeaux est incroyable. Ici, personne n’a la même histoire, le même profil. C’est une véritable force. »