Soutenir la recherche en faveur des transitions

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Grande université de recherche multidisciplinaire, l’université de Bordeaux a une responsabilité particulière face aux défis environnementaux et sociétaux contemporains : promouvoir une recherche responsable, consciente des enjeux environnementaux et respectueuse des personnes qui la produisent, qui contribue aux transitions et permette de comprendre et d’orienter les transformations sociétales en cours et à venir.

Photo : Les laboratoires de recherche du site bordelais fourmillent d'idées et de technologies innovantes dont l'université de Bordeaux accompagne le transfert vers le monde socio-économique © Gautier Dufau
Les laboratoires de recherche du site bordelais fourmillent d'idées et de technologies innovantes dont l'université de Bordeaux accompagne le transfert vers le monde socio-économique © Gautier Dufau

Améliorer les trajectoires environnementales et sociétales liées aux activités de recherche 

En première ligne pour documenter et alerter sur les changements globaux, les personnels de recherche ont également engagé un processus de réflexion sur leurs pratiques et leurs missions au regard des enjeux de transition : comment réduire les émissions de gaz à effet de serre, liées à la consommation énergétique des bâtiments et des équipements, aux achats de gros équipement ou de consommables, aux missions et déplacements sur le terrain, comment réduire la production de déchets de laboratoire et la consommation de ressources naturelles ?

L’université veut contribuer à la réduction de l’impact environnemental des activités de recherche mais également garantir à ses communautés de recherche un environnement de travail ouvert, inclusif et respectueux de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Proposant, conjointement avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les organismes de recherche du site, la signature d’une charte Labos en transitions, l’université souhaite ainsi accompagner et outiller les actions de transitions proposées par ses unités de recherche.


Des programmes de recherche au bénéfice des transitions

Grands défis en science de la durabilité (GDSD)

Le programme Grands défis en science de la durabilité, lancé en septembre 2025 dans le cadre du grand programme ACT, vise à animer et à accompagner la structuration de communautés d’intérêt scientifiques interdisciplinaires autour de grands défis en science de la durabilité.

Le programme GDSD se structure autour de cinq axes de recherche :

Travail, innovation, régulations et santé tout au long de la vie, une écologie de la durabilité

Cet axe a pour objectif de structurer une compréhension intégrée de la durabilité en analysant comment les transformations induites par les transitions écologique et socio-technique affectent :

  • les conditions de travail
  • les expositions multiples (environnementales, organisationnelles, technologiques)
  • la santé tout au long de la vie professionnelle
  • les inégalités et vulnérabilités dans les parcours de vie et les territoires.

Mutations sociales et enjeux du vieillissement pour une santé durable

La proposition, portée par Hélène Amieva (BPH) et Matthieu Montalban (BSE), s’articule autour de l’adaptation des sociétés au vieillissement, sur le plan biomédical, social, politique et économique. Il ne s’agit pas seulement de produire une science plus performante pour contrer le vieillissement, mais surtout de penser le « bien vieillir » ou comment construire de meilleurs futurs pour les populations vieillissantes.

Approches intégrées de l’exposome au prisme des enjeux de durabilité : le cas des nanopolluants

Cet axe, se structure autour de la problématique majeure mais émergente de l’impact des nanopolluants sur la santé des écosystèmes et sur la santé humaine. Il croise dimensions épidémiologiques et étude d’enjeux socioéconomiques, réglementaires et de politiques publiques. Il s’agit ainsi de questionner l’acceptabilité sociale, économique, environnementale et sanitaire de l’exposition de l’Homme et l’Environnement aux nanopolluants et de notre droit à un environnement sain.

RESYSTER (RESilience des agroécoSYStèmes et recomposition des TERritoires) : comprendre les vulnérabilités et identifier les leviers d’action pour une durabilité territoriale

L’axe vise à :

  • Comprendre comment les pratiques agricoles, leurs impacts, les dynamiques économiques et les transformations écologiques interagissent face aux crises et aux changements.
  • Identifier des leviers pour renforcer la durabilité des territoires agricoles, sur le plan sanitaire, environnemental et socio-économique.

Devenir(s) durable(s)

L’axe se positionne en transversalité à l’échelle du programme et avec deux missions : 

  • Établir une culture interdisciplinaire commune de la notion de durabilité via des séminaires de recherche ouverts visant à clarifier le cadre théorique et les notions clés, et examiner dans ce cadre des cas empiriques de projet de recherche ou d’enjeux de transition.
  • Élaborer une méthode de diagnostic généralisable des vulnérabilités, d’analyse et d’évaluation de la durabilité et de la non-durabilité de l’action publique et des projets d’aménagement et d’adaptation à plusieurs niveaux : coproduire avec les chercheur.es impliqué.es dans les axes thématiques, et in fine avec des acteurs concernés par ces derniers, une grille d’analyse de la décision, et partant de là des outils d’aide aux participants à ce processus. 

Contacts

  • Amélie Kim-Cheang

    Chargée de projets Grands défis en science de la durabilité

    amelie.kim-cheang%40u-bordeaux.fr+

  • Sébastien Michiels

    Chargé de projets Grands défis en science de la durabilité

    sebastien.michiels%40u-bordeaux.fr+


  • Grands programmes de recherche

    Sept «Grands programmes de recherche» ont été labellisés par l’université de Bordeaux. Interdisciplinaires, ils s’axent autour d’un défi scientifique ou sociétal spécifique ayant une forte résonance à l'international.

  • Réseaux de Recherche Impulsion

    Huit projets de Réseaux de Recherche Impulsion ont été labellisés par l’université pour contribuer à structurer les communautés et soutenir l’émergence ou le ressourcement d’axes de recherche qui comptent pour l’établissement. Présentation de ces nouveaux dispositifs scientifiques.

  • Interdisciplinarité

    Explorer de nouveaux champs de recherche, répondre aux questions complexes des sociétés contemporaines, apporter des solutions aux enjeux du futur et accompagner les transitions nécessitent le déploiement d’une démarche interdisciplinaire.

  • Science et société

    Porter le dialogue avec la société hors des murs de l’université, au plus près des publics les plus éloignés du monde académique, est l'une des missions de l'université de Bordeaux, engagée dans une dynamique de transmission et diffusion des savoirs.

  • Programme ACT : faire de l'université un campus expérimental

    Le projet Augmented university for Campus and world Transition (ACT) vise à transformer les campus de l’université de Bordeaux en un laboratoire vivant et un incubateur de projets expérimentaux à l’échelle régionale au service des transitions sociales, sociétales et environnementales.

  • ENLIGHT : créer une alliance universitaire européenne

    Le projet ENLIGHT et son programme ENLIGHT RISE visent à créer une vaste coopération pour la formation et la recherche à l’échelle européenne, en faveur d’une Europe plus écologique, en meilleure santé, plus juste et plus durable.