La science sans frontières

Mise à jour le :

Professeur de physique au sein du département Mesures physiques de l’IUT de l’université de Bordeaux et chercheur à l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux, Bruno Bousquet est un passionné toujours prêt à s’investir dans de nouveaux projets et à explorer le monde.

Photo : Bruno Bousquet © Gautier Dufau
Bruno Bousquet © Gautier Dufau

« Mais ça va te servir à quoi la physique, me demandent mes parents, alors que je décide de poursuivre mes études dans cette discipline après avoir obtenu mon DEUG (Bac +2) de maths- physique à l’université Bordeaux 1 » se souvient en plaisantant Bruno Bousquet, aujourd’hui professeur de physique au sein du département Mesures physiques de l’IUT de Bordeaux .
Une vocation qui pourtant se confirme lors d’un stage qu’il effectue pendant l’été après sa troisième année de licence au sein d'un laboratoire de recherche qui deviendra plus tard le Laboratoire Ondes et Matière d'Aquitaine, le LOMA : « J’ai eu comme une révélation : la certitude que c’était ça que je voulais faire et que c’était là, à l’université, que je voulais être » ajoute l’enseignant-chercheur. Pendant son doctorat, il enseigne à l’IUT et se surprend à aimer ça. « Un chercheur est souvent introverti, en tous cas, je l’étais à l’époque.  Mais malgré cette timidité j’ai beaucoup apprécié le fait de transmettre et d’échanger, tant et si bien qu’un an après mon diplôme de doctorat, j’ai obtenu en 1999 un poste de maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest » explique Bruno Bousquet.

Développer des projets à l’international

A la faveur d’un départ à la retraite à l’IUT de Bordeaux, il revient en terres girondines en 2001 et enseigne l’optique aux étudiants des 3 années du BUT Mesures physiques.
Très impliqué dans ses activités d’enseignement et de recherche, Bruno Bousquet aspire quelques années plus tard à pousser les murs. « N’ayant pas fait de post doc à l’étranger, j’ai eu envie de vivre une expérience à l’international. Attiré par les Etats-Unis, j’ai postulé à un programme de mobilité Fulbright et suis parti en 2011 pour un an travailler à University of Central Florida à Orlando en Floride dans un département de recherche spécialisé en optique. « C’était une opportunité incroyable » raconte-t-il. Fort de l’expertise acquise au cours de cette année américaine il est contacté en 2013 par le responsable scientifique du programme SuperCam Mars 2020 pour son expertise en spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS), technique permettant d'analyser les roches martiennes à plusieurs mètres de distance.
Reconnu spécialiste en la matière, Bruno Bousquet participe à de nombreux congrès sur ce sujet en France et à l’étranger. Désireux de transmettre ses connaissances scientifiques, il s’implique fortement dans l’organisation d’une école de recherche en résidence financée par le CNRS à l’université de Kara, au Togo . « J’ai tout de suite été très enthousiaste à l’idée de participer à ce projet. Cette école a mobilisé les formateurs et les participants du 8 au 23 novembre 2025. Au total, nous étions neuf enseignants-chercheurs français mobilisés sur ce projet en collaboration avec un enseignant-chercheur togolais tandis que les participants étaient des étudiants et des enseignants-chercheurs originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. L’ambiance à Kara était particulièrement stimulante malgré une chaleur écrasante. Cette aventure humaine et scientifique a été intense et exceptionnelle » insiste Bruno Bousquet.

« Je suis un fournisseur de solutions »

De l’analyse des sols martiens à travers la Mission Mars 2020 à celle des cheveux pour l’Oréal en passant par de nombreux autres projets de recherche et d’innovation, Bruno Bousquet s’investit à fond dans chaque mission. « L’activité de recherche est une succession de projets de courtes durées, autant y consacrer toute l’énergie possible. Répondre à des besoins sociétaux me motive pour construire des ponts entre la recherche fondamentale et la mise au point de systèmes opérationnels.
La plateforme LightTECH dans laquelle je conduis aujourd’hui mes travaux de recherche offre des conditions idéales pour cet épanouissement scientifique. C’est de là que je coordonne le projet PHOTONIA qui consiste à tirer parti de l’intelligence artificielle pour identifier les meilleurs procédés de fabrication de micro-composants optiques. J’aime par-dessus tout la liberté dont je dispose dans mes fonctions d’universitaire. Chercher, collaborer, montrer, démontrer, trouver, décrire et transmettre me font me sentir utile. Mais ce n’est pas tout, j’aime aussi plonger dans toutes les mers du globe » conclut ce fan de plongée sous-marine, également instructeur à l’UCB , association sportive destinée aux et aux étudiants de l'université de Bordeaux.