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Mise à jour le : 14/04/2026
Flora Caron est étudiante en première année de master d’anthropologie sociale et culturelle à l’université de Bordeaux et médiatrice au Musée d’ethnographie de l’université de Bordeaux (MEB) pour l’exposition « Nommer le vivant, dire le monde » présentée jusqu’au 3 juillet 2026. Un job étudiant particulièrement formateur.
« J’ai toujours voulu travailler dans les musées. Quand j’étais petite, j’adorais visiter celui consacré à l’Histoire naturelle au Havre, ville dans laquelle j’ai grandi. Depuis, j’ai acquis au fil du temps une bonne culture muséale » raconte Flora Caron, Normande et titulaire d’une licence de géographie de l’université de Caen. Aujourd’hui étudiante en première année de master d’anthropologie sociale et culturelle au sein de la faculté anthropologie sociale, ethnologie de l’université de Bordeaux, la jeune femme de 24 ans réalise son rêve grâce à cet emploi étudiant de médiateur au sein du MEB pour l’exposition "Nommer le vivant, dire le monde" .
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Accueil, visite guidée, explication de l’exposition, décryptage de certains modules, réponses aux questions des visiteurs, animation des ateliers…. « Le médiateur ou la médiatrice est la première personne avec laquelle le public entre en contact lors de sa visite de l’exposition » explique Lucia Bienvenu, chargée des expositions et de la médiation au MEB. Un poste clé confié à des étudiantes et des étudiants, pour être plus en phase avec leurs pairs. En général ils sont quatre, deux de l’université Bordeaux Montaigne et deux de l’université de Bordeaux. Leurs parcours disciplinaires, qui vont de l’histoire de l’art à la physique, de la biologie à la sociologie en passant par la psychologie et bien sûr l’anthropologie, influent sur leur interprétation de l’exposition, ce qui est un plus. Ces jobs étudiants permettent à ces jeunes d’acquérir une forme de confiance. C’est valorisant » ajoute-t-elle. Recrutée parmi une vingtaine de profils d’étudiants en master, Flora est parfaitement à l’aise dans ce rôle. « Avant l’ouverture de l’expo, nous avons appris les fiches par cœur et fait dix fois le tour. J’aime ce côté scientifique, étudier les sociétés par le prisme de la culture c’est passionnant. Pouvoir échanger avec le public est très formateur. Travailler dans ce musée est pour moi une opportunité unique d’acquérir plus de connaissances et de rencontrer des professionnels. C’est un point très positif pour ma carrière » affirme la jeune fille. En parallèle de ces 12 heures par semaine dédiées au MEB, Flora prépare un mémoire sur les sensibilités face aux restes humains dans les musées, sous la direction de Sophie Chave d’Artoen, professeure d’anthropologie et directrice du MEB. Forte de ces expériences, elle espère effectuer son année de master 2 en mobilité à l’université d’Uppsala en Suède, la plus ancienne université de Scandinavie dans laquelle existent plusieurs musées universitaires dont le Gustavianum est un peu l’équivalent du MEB.