Formation
Choisir une formation
Alternance
Formations internationales
Formation professionnelle
Candidatures et inscriptions
S'inscrire à l'université
Suivre sa scolarité
Accompagnement et réussite des études
Étudiants à besoins spécifiques
Orientation et insertion professionnelle
Enrichir et valoriser son parcours
Recherche
Ambition scientifique
Grands programmes de recherche
Réseaux de Recherche Impulsion
Une recherche internationale
Science ouverte
Éthique de la recherche
Structures de recherche
Départements de recherche
Dynamiser ses recherches
Innovation
Ambition
Dispositifs d'intensification
Collaborations
LabCom
Ressources
Campus
Découvrir les campus
Campus Victoire
Animation et vie des campus
Les associations
Organiser sa vie quotidienne
Les aides sociales et financières
Se restaurer
Citoyenneté étudiante & vivre ensemble
Culture, art, science & société
Sport
International
Ambition internationale
Venir à Bordeaux
Etudiants internationaux
Doctorants internationaux
Enseignants, chercheurs et personnels internationaux
Partir à l'étranger
Mobilité étudiante
Collaborer à l'international
Université
Nous découvrir
Notre histoire
Nos implantations
Notre politique immobilière
Université étendue
Notre stratégie
Nos champs d'action
Nos leviers
Nos engagements
Science et societé
Transitions environnementales et sociétales
Organisation et fonctionnement
Composantes de formation
Direction générale des services
Conseils, commissions et comités et leurs délibérations
Documents réglementaires, administratifs et institutionnels
Élections
Travailler à l'université
Personnels enseignants et chercheurs
Personnels hospitalo-universitaires
Elles et ils font l'université de Bordeaux
Honoris Causa
Espace entreprises
Espace presse
Répertoire d'expertes et d'experts
Contenus les plus consultés
Termes de recherche les plus fréquents
Mise à jour le : 31/03/2026
Ce lundi 9 mars 2026, la faculté de pharmacie de l’université de Bordeaux a ouvert ses amphis, ses laboratoires et ses salles de travaux dirigés à quatre professeurs de lycées venus découvrir in situ les spécificités de cette filière. Cette journée d’Immersion et de partage pédagogique (IMPP) organisée par l’équipe de la Mission d’appui à l’orientation et l’insertion professionnelle l’université de Bordeaux, dans le cadre du projet ACCES a été un véritable succès.
C’est un lundi pas tout à fait ordinaire pour ces quatre enseignants en physique-chimie et SVT de quatre lycées de la métropole bordelaise, venus passer la journée en « immersion » à la faculté de pharmacie sur le campus Carreire. Curieux et concentrés, ils sont accueillis par Nicolas Sevenet, doyen de la faculté de pharmacie et Isabelle Baudrimont, professeure de toxicologie et référente des actions à destination du second degré pour le Collège santé de l’université de Bordeaux. Après un premier de temps dédié à la présentation du cursus des études de pharmacie, les participants assistent au fil de la journée à des séquences variées : démonstrations de travaux pratiques, échanges pédagogiques, visites de laboratoires , avec des enseignants chercheurs de différentes disciplines (galénique, toxicologie, microbiologie, parasitologie, immunologie). « L’objectif de cette immersion est de partager nos pratiques pédagogiques respectives ; côté lycée, cela permet aux professeurs d’actualiser la vision qu’ils ont des enseignements à l’université et des profils attendus pour notre formation ; et pour nous universitaires, de mieux comprendre les contraintes du lycée afin que nous puissions ajuster nos attentes » explique Nicolas Sevenet.
Conçues dans le cadre du projet ACCES et organisées par des enseignants-chercheurs des filières de formation participant à ce dispositif en collaboration avec le Rectorat, les journées d’Immersion et partage pédagogique (IMPP) offrent une opportunité rare pour les professeurs de lycées : franchir les portes d’une filière universitaire pour en saisir les réalités concrètes. « Les études de pharmacie sont peu et mal connues. Cette journée est une occasion unique pour nous d’exposer les points forts de notre parcours de formation ; la partie expérimentale, les métiers possibles. La pharmacie n’est pas que l’officine, les débouchés sont au contraire nombreux et variés. Ainsi informés, les professeurs pourront renseigner leurs élèves au plus juste ; leur donner envie, les encourager et dédramatiser ces études qui sont plus accessibles que ce que l’on croit » renchérit Isabelle Baudrimont.
Entre les protagonistes, les discussions s’engagent spontanément autour des méthodes d’apprentissage, de l’évaluation ou encore de l’accompagnement des étudiants. « Cette journée me permet de mieux comprendre le fonctionnement des études de pharmacie et de me rendre compte des attendus. Au lycée, nous suivons un programme « patchwork », rien n’est vraiment approfondi. Ce n’est pas forcément suffisant pour démarrer les études universitaires » s’inquiète une professeure de SVT, carnet à la main. « Oui, c’est parfois vrai » répond un enseignant chercheur, « mais en général, en début d’année, je m’adapte, je reprends les bases. Au tableau, avec une craie ! Les étudiants sont intelligents et trouvent vite les bons réflexes » rassure-t-il. Pour une autre enseignante en physique-chimie, l’objectif est de savoir si ce qui est appris au lycée est finalement cohérent avec les attendus d’une formation universitaire. « Je suis curieuse de découvrir plus précisément et concrètement ce qu’ils font après le lycée, et comment ils sont évalués. Car pour nous, cet « après » est parfois compliqué à appréhender. Nous n’avons pas toujours les bons critères d’appréciation. Et puis, en tant que professeur principale, j’ai également un rôle clé dans l’orientation de mes élèves. Ces moments d’échanges me permettent d’avoir des réponses à mes questions, dont celle cruciale liée au choix des spécialités » explique-t-elle, convaincue.
Mais au-delà de la découverte, cette immersion nourrit une réflexion commune : comment accompagner au mieux les lycéens vers la réussite dans le supérieur ? Pour Aurélie Boisson, coordinatrice des actions à destination du second degré au sein de la Mission d’appui à l’orientation et l’insertion professionnelle à l’université de Bordeaux, gérer les interfaces entre le lycée et l’université est un enjeu fondamental. « Le dispositif IMPP vient renforcer le plan d’action de l’université de Bordeaux à destination du second degré et répond à une véritable attente de la part des lycées et des universités, un besoin d’échanges et de compréhension mutuelle. Les retours de l’année dernière ont été excellents des deux côtés. C’est pourquoi cette année, l’université Bordeaux Montaigne, également partenaire du projet ACCES, expérimente aussi le dispositif. À l’université de Bordeaux, certaines filières participantes ont même affiné leurs critères dans Parcoursup suite aux IMPP. D’ailleurs, pour cette deuxième édition, de nouvelles formations ouvrent leurs portes, à l’instar de la faculté de pharmacie » souligne-t-elle. Un constat désormais partagé par Isabelle Baudrimont. « Les participants ont été marqués par la qualité de l’accueil, la richesse et la qualité des échanges très constructifs avec les enseignants-chercheurs dans les différentes équipes - ils étaient 15 à s’être investis - ainsi que par notre disponibilité, notre motivation et notre volonté de leur faire découvrir nos pratiques pédagogiques, les études de pharmacie et leurs débouchés. Ce type d’action leur permet de prendre conscience in situ de l’intérêt de leur champ disciplinaire et leur montre la notion d’applicabilité de ce qu’ils enseignent. C’est valorisant pour eux » commente-t-elle, enthousiaste.
La journée s’achève sur ce constat partagé : ces immersions sont de véritables espaces de co-construction pédagogique. « On repart en ayant une vision plus claire des compétences que nos élèves doivent développer avant d’arriver à l’université. Ça nous donne des pistes très concrètes pour adapter nos pratiques », observe l’un des professeurs de lycée. Dans un contexte où les parcours d’orientation sont de plus en plus complexes, ces initiatives apparaissent comme des maillons essentiels pour rapprocher les mondes éducatifs. Le temps d’une journée, la frontière entre lycée et université s’estompe — laissant place à une collaboration concrète, au service des élèves et des futurs étudiants.