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EGMO, une olympiade internationale de maths 100% féminine à Bordeaux

Mise à jour le :

Du 9 au 15 avril 2026, l’université de Bordeaux a accueilli la European Girls’ Mathematical Olympiad (EGMO), une compétition internationale de mathématiques exclusivement féminine. Organisée pour la première fois en France par l’association Animath, cette 15ème édition a réuni près de 250 lycéennes venues de 66 pays différents.

Photo : © Gautier Dufau
© Gautier Dufau

Créée en 2012, et organisée par Animath, l’European Girls’ Mathematical Olympiad (EGMO) s’impose désormais comme une olympiade internationale de référence, ouverte à des participantes du monde entier. Accueillie pour la première fois en France sur les campus de l’université de Bordeaux entre le 9 et 15 avril, grâce, notamment, à l'implication du chercheur CNRS de l'Institut de mathématiques de Bordeaux (IMB) Xavier Caruso, cet événement vise à encourager les lycéennes à poursuivre des études scientifiques et à rendre les femmes plus visibles dans les mathématiques. 

Les épreuves, réparties en deux matinées à l’université de Bordeaux, ont proposé des problèmes de maths courts mais difficiles, qui demandaient surtout de l’ingéniosité, des idées originales et des démonstrations pertinentes plutôt que des calculs longs. Les participantes avaient, au préalable, été sélectionnées parmi les meilleures élèves de leur pays après des compétitions nationales exigeantes. 

Record de participation à Bordeaux

Pour beaucoup, cette expérience a dépassé le simple cadre académique. Luliia, venue du Kazakhstan, n’est pas près d’oublier l’expérience. « Tout m’a marquée. Même pendant l’examen, c’était très intense émotionnellement ! ». Un sentiment que partage Keisha, originaire du Royaume-Uni, qui insiste davantage sur les bénéfices tirés de la compétition : « Je crois avoir développé de la résilience et beaucoup de créativité. »

Au-delà de leurs parcours différents, les deux jeunes filles se rejoignent sur un point essentiel : l’importance de la persévérance. « Il faut simplement travailler et s’améliorer en permanence. » Forte de cette semaine passée sur les terres girondines, Keisha encourage déjà d’autres lycéennes à se lancer : « Le conseil que je donnerais ? Fonce ! Tu en retireras toujours du positif. »

© Annaëlle Dupuis
© Annaëlle Dupuis

Avec ses 250 participantes, et autant de personnes impliquées dans l’organisation et l’accompagnement des jeunes candidates (bénévoles, enseignants, chercheurs, étudiantes et étudiants), cette édition est la plus grande olympiade internationale de mathématiques jamais organisée en France depuis plus de quarante ans, avec 66 pays inscrits (un record !). L’université de Bordeaux a contribué à l’accueil des délégations, l’organisation des épreuves sur ses campus et la mise en place d’un programme d’activités culturelles et scientifiques, comme des rencontres « Femmes et sciences » ou des excusions à Saint-Émilion et à la Dune du Pilat.

Promouvoir la place des filles en mathématiques

En créant de tels souvenirs et en fédérant les femmes autour d’une même appétence pour les maths, l’EGMO entend contribuer à lutter contre les stéréotypes de genre. En effet, selon la Société mathématique de France, si les biais existants sont aujourd’hui mieux identifiés, la proportion de femmes en mathématiques, à tous les stades de carrière, n'a pratiquement pas progressé sur les trente dernières années. En accueillant cet événement, l’université de Bordeaux réaffirme son engagement en faveur de l’égalité et de la valorisation des femmes dans les sciences.

Mais aussi...

Comme chaque année, l’université de Bordeaux, en partenariat avec l’Institut de mathématiques de Bordeaux (IMB – CNRS, Bordeaux INP, Inria et université de Bordeaux) et le Centre Inria de l’université de Bordeaux, a accueilli plusieurs dizaines d’élèves de troisième et de seconde pendant la première semaine des vacances de Pâques dans le cadre du dispositif « Moi Informaticienne, Moi Mathématicienne », un temps de découverte des formations, de la recherche et des métiers dans ces deux disciplines. 

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