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Mise à jour le : 21/04/2026
Laëtitia de Felix, Youssef Sleiman et Paul Galvez : voici les trois jeunes scientifiques qui représenteront l’université de Bordeaux à la finale régionale du concours Ma thèse en 180 secondes qui se déroulera à Limoges jeudi 23 avril. Une réussite pour eux, mais aussi une expérience très enrichissante pour leur futur professionnel.
Elles et ils étaient 21 au programme de la finale du concours Ma thèse en 180 secondes, exercice de vulgarisation qui amène les doctorantes et doctorants à résumer leur thèse de manière claire, compréhensible et percutante en moins de trois minutes. Après quelques semaines de préparation à l’art oratoire et l’écriture de leur texte, ces jeunes scientifiques se sont succédé jeudi 2 avril sur la scène de l’Agora du Haut-carré à Talence, devant un public nombreux, composé en bonne partie de lycéennes et lycéens qui étaient également amenés à voter pour le prix du public.
Après cette finale de haut niveau, le jury et le public ont tranché : Youssef Sleiman et Laëtitia de Felix ont eu les faveurs du premier (respectivement en première et seconde place), quand le public a voté pour Paul Galvez. Rencontre avec ces trois jeunes scientifiques, qui porteront les couleurs de l’université de Bordeaux ce jeudi 23 avril pour la finale régionale à Limoges.
Laëtitia de Félix le confesse volontiers : s’exprimer devant une foule ou dans un environnement professionnel n’est pas forcément sa tasse de thé. Pourtant, quand elle est montée sur scène pour le concours Ma thèse en 180 secondes, elle n’a eu aucun mal à embarquer public et jury dans son sujet de thèse. Doctorante en 2e année en physique de l’environnement, elle a pu expliquer avec brio l’impact du climat sur les stades de développement des feuilles, avec une présentation claire, travaillée pendant de longues semaines avec son formateur Yoan Bonin de l’association Voix Publiques, un exercice très enrichissant.
« Paradoxalement, mon premier texte était plus simple mais moins bien vulgarisé » souligne la jeune femme, qui partage justement son bureau au laboratoire Interactions Sol Plante Atmosphère (ISPA) avec un ancien candidat du concours. Laëtitia de Felix a également bénéficié du soutien de ses encadrants : « J’avais le souhait de m’améliorer dans la prise de parole en public, donc ce concours et la formation qui va avec représentait une belle opportunité ». Il lui reste à finir de préparer cette dernière finale, pour présenter une nouvelle fois ce texte « qu’(elle) ne répète pas tous les jours ! », avec l’envie de profiter de l’ambiance de ce concours à la fois exigeant et très convivial. Son avenir professionnel après le doctorat ? Laëtitia de Felix garde les options ouvertes, et sait qu’à l'issue de sa thèse, elle n’aura pas épuisé son sujet.
À l’issue de sa présentation de trois minutes, tout le monde était familier du nouveau surnom de Youssef Sleiman : Docteur béton. Derrière ce nom de (presque) super héros se cache un jeune scientifique libanais, en 3e année de thèse en mécanique au sein de l’Institut de mécanique et d'ingénierie (I2M), qui cherche à développer un béton du futur, à la fois plus résistant et écologique, sans oublier de prendre soin de ce matériau aux faiblesses souvent invisibles à l’œil nu. Une prouesse, et une prestation sur scène qui a séduit le public et le jury, qui lui a remis le 1er prix, chose d’autant plus admirable que le français n’est pas la langue maternelle de Youssef Sleiman !
« Le français est ma troisième langue, après l’arabe et l’anglais » précise le doctorant, qui apprend notre langue depuis le début de sa thèse mais a su passer outre cette difficulté grâce à beaucoup de répétitions « avec les collègues, au laboratoire, à la pause café » et aux conseils de son formateur. À quelques jours de la finale, Youssef Sleiman entend bien briller lors la finale régionale, entre stress et motivation pour aller remporter cette prochaine étape, et continuer de rendre fier fiers ses parents qui l’ont encouragé depuis le Liban où ils résident. Il sera alors temps de penser à la suite de sa carrière, en créant une entreprise ou en poursuivant ses travaux, à l’étrange ou en France, armé désormais pour le français !
Qui dit gueules cassées dit Première Guerre mondiale, et les soldats défigurés lors du conflit. Plus de cent ans après, reconstruire une mâchoire endommagée est toujours un défi, au cœur de la thèse de Paul Galvez, qui travaille à développer un biomatériau pour permettre la régénération osseuse. Le doctorant en biologie cellulaire et physiopathologie au sein du laboratoire de Bioingénierie Tissulaire (Biotis) affiche un profil singulier, car il est en effet aussi chirurgien au CHU de Bordeaux, en plus d'être spécialiste de médecine du sommeil et de donner des cours à l'université.
C’est donc dans un emploi du temps serré qu’il a dû préparer ce concours : « ç’a été délicat d’y consacrer le temps nécessaire pour être satisfaisant pour moi » confie ainsi Paul Galvez, mais cela lui a suffi pour signer une prestation riche d’analogies parlantes, qui lui a valu le prix du public. Une juste récompense pour un projet de thèse qui converge avec son travail de chirurgien, celui d’aider les patients à regagner des fonctions essentielles dans la vie de tous les jours. L'objectif du doctorant est de poursuivre ce travail de recherche et améliorer le biomatériau sur lequel il travaille, et de continuer au sein de l'université en tant qu'enseignant-chercheur. De quoi aller encore plus loin, faire vivre et développer cette technologie porteuse d'espoir.
Jeudi 23 avril 2026, suivez en direct de Limoges la finale régionale du regroupement Nouvelle Aquitaine qui réunira les 18 candidats des universités de Limoges, La Rochelle, Poitiers, Pau et Pays de l’Adour, Bordeaux et Bordeaux Montaigne.
Toutes les informations sur la finale régionale