Portraits et témoignages

«Je suis un métier à tisser»

Mise à jour le :

Pascale Aubert est professeure d'éducation physique et sportive et directrice par intérim du Service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS). En poste depuis 20 ans à l’université de Bordeaux, elle ne s’est jamais lassée et continue à avoir des projets.

Photo : Pasale Aubert © Arthur Pequin
Pasale Aubert © Arthur Pequin

A 47 ans, Pascale Aubert est une sportive et une enseignante accomplie. « Je suis une touche à tout en sport et depuis le collège, j’ai su que je voulais être prof d’EPS (Education physique et sportive). Je crois que j’ai toujours eu le goût de la transmission! » Danseuse, gymnaste, aïkidoka, skieuse, surfeuse et bien plus encore, Pascale Aubert étudie naturellement en STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à l’université Paul Sabatier à Toulouse.

Jeune enseignante, elle est mutée en région parisienne puis arrive à Bordeaux à la rentrée universitaire 2002. « A l’époque, l’université Bordeaux 1 (Sciences et technologies) cherchait à élargir l’offre sportive, particulièrement pour ses étudiantes. « J’ai été recrutée comme professeur de danse contemporaine et j’ai mis en place une offre fitness qui reste, aujourd’hui, très plébiscitée » raconte Pascale Aubert. Le début d’un riche parcours professionnel.

Tisser des liens et créer une communauté autour du sport

La première mission de Pascale Aubert est de développer les ressources motrices de chaque personne. « Mon objectif est de permettre à chacun d'apprendre à se connaître, à se reconnecter à ses sensations et aller vers un mieux-être. Toutefois, à l'université de Bordeaux ma fonction s'est élargie. Certes je continue à enseigner mais je développe aussi différents projets autour de la santé et de la forme pour les étudiants et les personnels » explique-t-elle. C’est ainsi à son initiative qu’est née la proposition de cours de sport réservés pour l’ensemble des personnels en y intégrant de nouvelles pratiques.

« Notre offre sportive doit évoluer avec son temps. Nous devons donner à tous la possibilité de découvrir et de pratiquer différentes disciplines. Savoir que je contribue au bien être des gens est très stimulant. C’est une grande satisfaction » se félicite Pascale Aubert. Très sensible à l’esprit de communauté, elle met un point d’honneur à relier entre elles, via le sport, les différentes composantes et publics de l’université de Bordeaux. « Nous avons tous besoin de proximité. Au niveau du SUAPS nous essayons de développer ce sentiment d'appartenance tout en tenant compte de l'identité forte qui émane de chaque entité. »

Nous devons donner à tous la possibilité de découvrir et de pratiquer différentes disciplines.

Pascale Aubert, professeure d'éducation physique et sportive

L’université de Bordeaux pour vous ?

« Je pense à "excellence" et "innovation". Je crois que notre université sait faire preuve d’adaptation et prendre des risques pour être au meilleur niveau. De plus, Bordeaux est une ville attractive, c’est un atout. Les étudiants étrangers qui viennent en Erasmus à l’université de Bordeaux y sont très heureux ! Certains sont revenus pour y vivre. Pour fédérer, je crois aux initiatives et évènements de grandes envergures avec des figures emblématiques. Je me souviens d’une rentrée solennelle en présence de Robert Badinter, un moment inoubliable qui a, selon moi, fédéré l’ensemble de notre communauté universitaire… Pour l’avenir, j’espère voir notre campus encore plus vivant et ancré dans une réflexion axée sur le respect de l’environnement. »