Formation
Choisir une formation
Alternance
Formations internationales
Formation professionnelle
Candidatures et inscriptions
S'inscrire à l'université
Suivre sa scolarité
Accompagnement et réussite des études
Étudiants à besoins spécifiques
Orientation et insertion professionnelle
Enrichir et valoriser son parcours
Recherche
Ambition scientifique
Grands programmes de recherche
Réseaux de Recherche Impulsion
Une recherche internationale
Science ouverte
Éthique de la recherche
Structures de recherche
Départements de recherche
Dynamiser ses recherches
Innovation
Ambition
Dispositifs d'intensification
Collaborations
LabCom
Ressources
Hébergement d’entreprises
Campus
Découvrir les campus
Campus Victoire
Animation et vie des campus
Les associations
Organiser sa vie quotidienne
Les aides sociales et financières
Se restaurer
Citoyenneté étudiante & vivre ensemble
Culture, art, science & société
Sport
International
Ambition internationale
Venir à Bordeaux
Etudiants internationaux
Doctorants internationaux
Enseignants, chercheurs et personnels internationaux
Partir à l'étranger
Mobilité étudiante
Collaborer à l'international
Université
Nous découvrir
Notre histoire
Nos implantations
Notre politique immobilière
Université étendue
Notre stratégie
Nos champs d'action
Nos leviers
Nos engagements
Science et societé
Transitions environnementales et sociétales
Organisation et fonctionnement
Composantes de formation
Direction générale des services
Conseils, commissions et comités et leurs délibérations
Documents réglementaires, administratifs et institutionnels
Élections
Travailler à l'université
Personnels enseignants et chercheurs
Personnels hospitalo-universitaires
Espace entreprises
Espace presse
Répertoire d'expertes et d'experts
Contenus les plus consultés
Termes de recherche les plus fréquents
Mise à jour le : 02/02/2026
Le programme Visiting Scholars, qui finance les mobilités entrantes des chercheurs et enseignants-chercheurs étrangers, s’adresse à des profils confirmés et seniors. L’un des objectifs, outre les travaux de recherche collaboratifs, est de faire profiter la communauté étudiante de cette expertise. Corinne Sanchez (université de Bordeaux) et Birgit Strodel (Université de Düsseldorf) partagent leur expérience au sein de l’Unité de formation de biologie et de l'Institut de Chimie et biologie des membranes et nano-objets (CBMN).
Corinne Sanchez est maîtresse de conférence en biochimie à l’université de Bordeaux. Directrice adjointe du Département licence et responsable de l’UE Biochimie structurale de la première année du master, elle dispense des enseignements de la licence jusqu’au master.
Sous sa casquette de chercheuse, elle travaille sur des projets divers autour des amyloïdes fonctionnelles et des toxines de plantes au sein de l'Institut de Chimie et biologie des membranes et nano-objets (CBMN) dans l’équipe d’Antoine Loquet.
Corinne Sanchez : En effet, il y a deux ans, nous avons accueilli Catak Saron, chercheuse en chimie et biochimie computationnelle à l’université Bogazici à Istanbul, qui a donné un cours et un workshop sur la dynamique moléculaire. L’année dernière, nous avons accueilli Vincent Condicello, venu comme professeur invité hors du programme Visiting Scholars. Et cette année, les étudiants ont pu bénéficier des cours de Birgit Strodel, biochimiste computationnel à l’Institut Julich en Allemagne.
Chaque fois, j’ai été contactée en tant que responsable d’unité d'enseignement (UE) par des collègues enseignants-chercheurs bordelais souhaitant accueillir un collègue étranger. Jusqu’ici, tout s’est très bien accordé par rapport au programme. Les invités sont à l’écoute et volontaires pour adapter le contenu de leur cours si nécessaire. Si les années précédentes les cours étaient délivrés sous forme de conférence, cette année nous sommes allés plus loin avec des cours intégrés et un TD.
C. S. : es sujets sont abordés rapidement en tant que module dans le cadre des TD mais pas de façon aussi approfondie. Il ne s’agit pas simplement d’expliquer la technique mais aussi de proposer une approche thématique, car un professeur invité parle précisément de ses travaux de recherche. Cela apporte du corps au discours. Et puis les étudiants se rendent compte de la différence entre ce qui est enseigné dans les cours magistraux et un travail de recherche dans un laboratoire. Mon objectif est de donner une ouverture d’esprit aux étudiants avec un maximum de techniques biochimiques pouvant répondre à leurs problèmes biologiques.
C. S. : Au début, ils sont un peu déstabilisés car les interventions sont en anglais et cela demande beaucoup d’attention, mais ils sont finalement ravis car c’est une approche pédagogique différente. Cela leur apporte beaucoup de connaissances et élargit leurs horizons. À la rentrée universitaire, je présente le programme et je mentionne les interventions des professeurs invités. Cette année, un étudiant de master 2 a voulu participer aux cours de Birgit Strodel (prévus dans le programme de master 1) car le sujet et son domaine de recherche l’intéressaient. C’est également l'opportunité de mettre un pied à l’étrier pour les étudiants qui souhaitent faire une thèse.
Je recommande vivement le programme. Je suis à nouveau en contact avec un autre candidat, en provenance du Japon, qui pourrait dispenser des cours aux étudiants en Licence.
Birgit Strodel est responsable du groupe de recherche de biochimie computationnelle à l'Institut de recherche Julich et professeure à l'Institut de chimie théorique et computationnelle à l’Université de Düsseldorf en Allemagne.
Elle a effectué une mobilité de quatre mois au CBMN, accueillie par la directrice de l’unité Sophie Lecomte.
Birgit Strodel : Nous savons que les protéines peuvent changer de forme, c'est-à-dire qu'elles sont en mouvement constant. Pour mieux comprendre le vivant, nous avons besoin de comprendre comment les protéines interagissent et quelles sont les conséquences de ces interactions en termes de fonction ou de perte de fonction. J’utilise la technique de simulation numérique (dynamique moléculaire) pour étudier ces interactions. Ce sont des calculs très complexes qui nécessitent des machines puissantes*.
B. S. : Je suis venue à Bordeaux pour approfondir ma collaboration existante avec le CBMN et en développer de nouvelles. Ici, il y a beaucoup de compétences complémentaires aux miennes. Peu avant le début de mon séjour, nous avons appris l’acceptation de financement du projet européen collaboratif LIPAGG, un réseau doctoral coordonné par le CBMN, en collaboration avec mon équipe à l'Institut Julich. Il permettra de financer 15 thèses pour mieux comprendre la formation des fibres amyloïdes. J’ai également noué deux autres collaborations : l'une avec une collègue bordelaise que je connaissais déjà - cette mobilité nous a permis de prendre du temps pour identifier les sujets d’intérêt commun ; la deuxième avec un chercheur que j’ai rencontré pendant la mobilité !
B. S. : Pour moi c’était un des moments forts de cette mobilité. J’ai dispensé un cours sur la dynamique moléculaire aux étudiants de première année de master. On a travaillé en petit groupe. C’est une expérience pédagogique très différente de celle que j’ai en Allemagne avec les cours magistraux. J’ai pu enseigner quelque chose de nouveau aux étudiants. On a eu beaucoup d’échanges, ils ont posé beaucoup de questions. D’ailleurs, un étudiant de master 2, qui s’est greffé à ce cours, envisage même de venir pour un stage à l’institut Julich l’année prochaine.
B. S. : Absolument ! Je ne serais pas là où je suis aujourd'hui sans toutes les collaborations et interactions avec des chercheurs d'autres pays, sans savoir ce qui se passe à l'échelle internationale. Qui plus est, Bordeaux n’offre pas uniquement un cadre professionnel exceptionnel mais aussi un cadre de vie très agréable. Je suis très reconnaissante à l’université de Bordeaux pour cette opportunité ! * Le Centre de recherche Julich s’est récemment doté d’un superordinateur baptisé « Jupiter », actuellement le plus puissant d’Europe.
Une mobilité permet une ouverture d’esprit : on découvre d’autres façons de travailler et d’aborder la recherche.
En savoir plus sur le programme Visiting scholars