• Formation

AMIR, un master en phase avec les enjeux des matériaux d’hier et de demain

Mise à jour le :

Le master AMIR (Recyclage innovant des matériaux avancés - Advanced Materials: Innovative Recycling) forme des étudiantes et étudiants du monde entier aux dernières avancées en termes de matériaux fonctionnels. Il explore la chaine de valeur complète des matériaux, en se focalisant plus particulièrement sur leur recyclage. Une formation largement ouverte sur l’international, et en évolution perpétuelle pour toujours être en phase avec les besoins du monde industriel.

Photo : Le Master AMIR est largement ouvert à l'international © Adobe Stock
Le Master AMIR est largement ouvert à l'international © Adobe Stock

Le point de départ du master AMIR se situe dans la volonté d’aller plus loin que la licence professionnelle « Recyclage et valorisation des matériaux pour le transport » créée il y a quelques années en réponse aux demandes des industriels. « En quelque sorte, on peut dire que le master AMIR est un spin off de cette licence ! », précise Angéline Poulon, maîtresse de conférences en chimie à l’université de Bordeaux, qui a été directrice pédagogique de cette licence professionnelle. La dimension internationale est arrivée ensuite, comme une réponse aux questions d’employabilité des étudiants dans le domaine, et elle a été confirmée par une labellisation de l’EIT Raw Materials en 2021 et Erasmus Mundus en 2022, grâce au dynamisme du professeur Guido Sonnemann, coordinateur général du master AMIR.

Organisation du master

Chaque année du master se fait dans une université différente - et donc un pays différent - parmi les établissements suivants :

  • 1ère année : université de Bordeaux, Université NOVA de Lisbonne, Université de Miskolc (Hongrie) et l'université de Tartu (Estonie)
  • 2e année : Université de technologie de Darmstadt (Allemagne), Université de Liège (Belgique), Université Polytechnique de Madrid (Espagne) et, à partir de l’année prochaine, également l’université de Bordeaux

Des enseignements sur mesure

Dès le processus de sélection des étudiants AMIR, ceux-ci doivent choisir un parcours qui correspond au plus près à leurs attentes et le défendre lors de leur audition avec les responsables de parcours de chacune des universités sélectionnées pour réaliser leur première année. Si une partie des enseignements est mutualisée en première année, le choix des établissements va déterminer la spécialisation de chaque étudiant, à plus forte raison en seconde année qui compte un long stage sur le second semestre.

Cette spécialisation anticipée n’empêche pas, au contraire, une grande variété dans les profils et les parcours. Il y a ainsi des étudiants en continuité d’études, mais aussi des professionnels qui viennent se (re)former aux dernières avancées. Toutes et tous ont des parcours de formation différents : chimistes, physiciens, (bio)ingénieurs…, ce qui peut nécessiter une remise à niveau dans certains domaines. Cela renforce la dynamique de groupe et l'entraide entre étudiants de nationalités très diverses. Cette synergie fait partie intégrante de leur réussite. « On a un grand brassage d’étudiants », confirme Anthony Maho, qui souligne l’importance de l’étape du recrutement.

Celle-ci constitue une première rencontre fondamentale pour les responsables de parcours, qui apprennent à cette occasion à connaître les futurs étudiants : « Je suis souvent agréablement surprise par la maturité des candidats - pour la majorité internationaux, avec certains profils qui ont parfois déjà une start-up, ou qui sont attirés par le module sur l’entrepreneuriat que nous proposons ici à Bordeaux », souligne Angéline Poulon.

Les étudiants bénéficient de bourses européennes, soit Erasmus Mundus (environ 25 000 euros pour les deux années), soit EIT Raw Materials (environ 15 000 euros pour l’ensemble de la formation).

Anthony Maho, professeur junior de chimie, Guido Sonnemann, professeur de chimie durable et coordinateur général du master AMIR, et Angéline Poulon, maîtresse de conférence en chimie © université de Bordeaux
Anthony Maho, professeur junior de chimie, Guido Sonnemann, professeur de chimie durable et coordinateur général du master AMIR, et Angéline Poulon, maîtresse de conférence en chimie © université de Bordeaux

Pour donner un sentiment d’unité à ces étudiants répartis dans différentes universités européennes, des événements sont organisés pour les rassembler. « On a notamment des séances jointes de séminaires industriels, avec des professionnels français et européens dans le domaine des matériaux et du recyclage, dont des groupes industriels comme Safran ou Arcelor-Mittal, des start-up locales comme IDELAM ou des institutions comme le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ou le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) » explique Anthony Maho, professeur junior de chimie à l’université de Bordeaux.

« Il y a également une école d’été ouverte aux étudiantes et étudiants AMIR en master 1 et master 2, qui est proposée chaque année dans une ville différente. Cette année, elle a lieu du 10 au 12 juin à Darmstadt en Allemagne. »

Lien vers l'école d'été

Des évolutions en perspective

Si le master AMIR est aujourd’hui largement reconnu, la concurrence sur les masters internationaux dans le domaine des matériaux va grandissant, et plusieurs perspectives d’évolution se dessinent dans les prochaines années. Celles-ci passent, par exemple, par la mise en place d'une deuxième année de master à l'université de Bordeaux intégrant les problématiques liées à l'urban mining et l'économie circulaire ainsi que celles liées aux matériaux pour l'énergie et leur stockage. Il y a aussi l’ambition de renforcer les enseignements sur les problématiques « Matériaux critiques et autres défis », au travers d’un financement Erasmus Mundus pour lequel la candidature de renouvellement a été déposée en début d’année 2026.

Enfin, un travail est engagé avec la cellule de formation continue de l’établissement pour proposer la formation sur l’urban mining et l’économie circulaire à des professionnels en poste ou en reconversion. De quoi permettre au master AMIR de rester pertinent face aux défis que posent les matériaux et leur recyclage, tout en restant ancré dans des problématiques sociétales et environnementales qui ont fait le succès de ce master.

  • 71%

    des diplômés AMIR travaillent dans le domaine du recyclage et du développement durable

    et 15 % dans le domaine de l'innovation en matière de matériaux

L'appel à candidatures pour rejoindre le master est actuellement ouvert, jusqu'au 17 mai.

Accéder à l'appel à candidature