Living Lab Eau

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L’université de Bordeaux s’engage à faire du campus un démonstrateur des usages de l’eau. Le Living Lab Eau vise à mieux comprendre les usages, à préserver la ressource et à imaginer, avec les communautés universitaires et les partenaires, des solutions concrètes pour réduire l’impact hydrique de l’université et renforcer sa résilience face aux défis climatiques.

Photo : Jardin botanique de l'université de Bordeaux ©Olivier Got
Jardin botanique de l'université de Bordeaux ©Olivier Got

Faire du campus un démonstrateur des usages de l’eau

Les campus universitaires concentrent une grande diversité d’usages de l’eau : recherche, enseignement, restauration, sport, logement, espaces verts, climatisation, maintenance des bâtiments… À cela s’ajoutent des infrastructures parfois anciennes, des réseaux complexes, des nappes phréatiques sous tension, des épisodes récurrents de sécheresse ou d’inondation, et la nécessité d’améliorer la qualité des eaux rejetées.

Dans ce contexte de raréfaction des ressources et d’évolution climatique, le Living Lab Eau explore comment un campus peut devenir un démonstrateur : suivre précisément les consommations, réduire les prélèvements, valoriser les eaux pluviales, réhabiliter les réseaux, protéger la biodiversité aquatique et sensibiliser l’ensemble des usagers à une gestion responsable de l’eau.

Ce Living Lab poursuit les objectifs suivants : 

  • Réduire la consommation d’eau potable
  • Améliorer la connaissance et la qualité des eaux rejetées
  • Intégrer la gestion et l’utilisation des eaux naturelles
  • Développer des projets pédagogiques et scientifiques en lien avec l’eau

Quelques exemples concrets

  • Installation d’équipements hydro-économes grâce à un soutien de l’Agence de l’eau Adour-Garonne : réducteurs de débit, systèmes d’arrosage raisonné, optimisation des circuits internes.
  • Étude et valorisation du bassin du Jardin Botanique : analyse de la qualité du bassin du Jardin Botanique de l'université de Bordeaux et mise en œuvre d’actions correctives adaptées.
  • Observatoire des consommations d’eau : mise en place de dispositifs de comptage fin, détection de fuites, cartographies. 
  • Réutilisation des eaux pluviales : déploiement de systèmes pour alimenter les sanitaires dans certains bâtiments (A4n, A9a & b, A10, B6 et B18n et futur B19).
  • Nappes superficielles : un travail est mené sur l’évaluation de l’état des nappes superficielles du campus.
  • Exposition sur l’eau : des étudiantes et étudiants ont conçu une exposition de cinq panneaux mettant en lumière les enjeux globaux liés à l’eau potable et leur déclinaison sur les différents campus.
  • Assainissement écologique : l’objectif de ce projet est d’expérimenter sur le campus des systèmes d’assainissement utilisant peu ou pas d’eau, tout en favorisant la valorisation des matières. La première phase consiste à réaliser un diagnostic complet et à élaborer plusieurs scénarios d’implantation sur le secteur Peixotto–Bordes (Talence), en collaboration avec le bureau d'études Biloba Lab.

Chiffres clefs

  • L’objectif de l’université est de diminuer d’au moins 20% le prélèvement d’eau des nappes profondes d’ici 2028 par rapport à 2014 (224 000 m3).
  • En 2023, l'université de Bordeaux a consommé environ 165 000 m3 d'eau. Le domaine universitaire et le campus de Carreire représentent près de 80% de cette consommation.
  • L’eau consommée sur les campus provient de deux sources : un quart provient du château d’eau de 3000m3 installé au cœur du domaine universitaire et géré par le service inter-établissement de gestion du domaine universitaire (SIGDU) et les 75% restants sont fournis par la Régie de l’eau de Bordeaux Métropole. 

Fiche d’identité

  • Thématique : gestion durable de l’eau sur les campus
  • Partenaires principaux : direction de l’immobilier, SIGDU, laboratoires EPOC, I2M, Passages
  • Pilotage : Pole Patrimoine Environnement – Jorg Schaeffer enseignant-chercheur au laboratoire EPOC – Institut des transitions Université de Bordeaux
  • Coordination : en cours de recrutement
     

En cas de succès, l’installation et la gestion repensée du bassin du Jardin botanique, visibles du grand public et des partenaires politiques locaux, deviendront un démonstrateur de bonnes pratiques, avec un impact concret sur la réduction des nuisances olfactives et des émissions de gaz à effet de serre.

À l’échelle locale, le projet contribuera à améliorer la qualité de l’eau, la biodiversité et le rôle des plans d’eau urbains comme îlots de fraîcheur, tout en limitant les charges organiques et leurs effets négatifs. Il produira également des données inédites, mobilisables pour l’enseignement et d’autres usages.

À plus grande échelle, il pourra servir d’exemple grâce à son fort potentiel de transposition à d’autres systèmes aquatiques.

Jörg Schäfer, professeur à l'université de Bordeaux (Laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux - EPOC)

Qu’est-ce qu’un Living Lab ?

Un Living Lab, ou laboratoire vivant, est un espace d’expérimentation en conditions réelles où chercheurs, étudiants, personnels, citoyens et partenaires co-construisent des solutions pour répondre aux défis de la société. À l’université de Bordeaux, ces dispositifs font du campus un terrain d’innovation pour tester des projets concrets liés aux transitions environnementales et sociales : alimentation, énergie, santé, habitat, climat-biodiversité, eau…

Contact

  • Alexandre Fruchet

    Responsable transitions, partenariats, Living Labs

    alexandre.fruchet%40u-bordeaux.fr