«J'aime les relations humaines»

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Responsable administrative et financière du collège Sciences et technologies depuis janvier 2014, Elisabeth Speletta est nommée médiatrice de l’université de Bordeaux par le président Dean Lewis à compter du 1er septembre 2022. Elle s’engage avec enthousiasme dans cette nouvelle mission.

Photo : Elisabeth Speletta © Gautier Dufau
Elisabeth Speletta © Gautier Dufau


Entrée dans la fonction publique en 1979, Elisabeth Speletta a exercé de nombreuses fonctions dans différentes structures. Une carrière riche en expériences diverses et toujours en lien avec la gestion de moyens matériels, financiers et humains. Arrivée à l’université Bordeaux 1 en 2003 en tant que responsable de la communication de l’Observatoire Aquitain des Sciences l’Univers (OASU), elle intègre en 2006 l’Unité de formation et de recherche (UFR) de physique comme responsable administrative et financière aux côté de Dean Lewis. Une fonction nouvelle au sein de l’université qu’il a fallu installer et légitimer.

Ayant acquis une grande expérience dans la conduite de projets et dans l’exercice de fonctions à l’interface entre divers interlocuteurs, l’université de Bordeaux 1 lui propose en 2011 une mise à disposition auprès de l’association Cocktail (application de gestion de l’enseignement supérieur ndlr) pour le poste de chef de projet assistance à la maitrise d’ouvrage pour les applications RH et recherche. « J’avais un rôle de « décodeur » explique Elisabeth Speletta; il s’agissait de faire exprimer leurs besoins métiers aux personnels sur le terrain et de les retranscrire de façon claire aux développeurs afin que les applications répondent à des besoins réels. Cette fonction demande une bonne capacité d’écoute, d’analyse et une certaine prise de recul ».

Travailler dans le dialogue et la confiance

En 2014, au moment de la fusion des 3 universités, elle est sollicitée comme chef de projet chargée de l’organisation administrative du futur collège Sciences et technologie, dont elle devient par la suite responsable administrative et financière, poste qu’elle a occupé depuis. « C’était une aventure passionnante, nous n’avions pas de modèle, nous avons construit ce collège en même temps que l’université de Bordeaux » se remémore-t-elle.


Tout au long de ces années, Elisabeth Speletta travaille dans un souci constant d’harmonisation des structures, des pratiques de gestion et porte une attention particulière aux problématiques de management et de gestion des ressources humaines.
«J’ai une appétence naturelle pour la discussion et la médiation. J’ai été amenée à gérer quotidiennement des situations de tensions, voire de crise et à intervenir dans la résolution de conflits, que ce soit avec les personnels ou les étudiants. Ce n’est pas toujours simple mais c’est riche et gratifiant » précise la nouvelle médiatrice. 
Proche du terrain et des personnes, Elisabeth Speletta aime travailler dans le dialogue, la confiance et la confidentialité. Afin de déjouer ou anticiper les situations problématiques, elle s’attache toujours à favoriser les échanges et à recontextualiser les actions. Des compétences indispensables dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

Après un peu plus de 8 années au sein du collège Sciences et technologies, il était temps pour moi de m’investir dans une nouvelle mission. Je connais bien l’université de Bordeaux, ce poste de médiatrice est une belle opportunité de mettre à profit les compétences et expertises que j’ai acquises tout au long de mon parcours et de les mettre au service de toute la communauté

Elisabeth Speletta, médiatrice de l'université de Bordeaux

Une nouvelle mission chargée de sens

Inscrite au Diplôme universitaire (DU) « médiation organisationnelle et économique » à l’université Paris Assas, Elisabeth Speletta continue de se former mais elle sait déjà qu’elle souhaite contribuer à la promotion de la qualité de vie au travail, axe fort du projet de la nouvelle équipe présidentielle. Elle a également pour objectif d’orienter son action vers plus de prévention en identifiant en amont les sources possibles de dysfonctionnements et de conflits. « Ma connaissance de l’organisation de notre établissement et de tous ses niveaux d’intervention me permettra d’identifier plus rapidement les points de fragilité et ainsi formuler des préconisations. Des solutions pourront être ensuite envisagées par les experts métiers et services opérationnels, toute action ne pouvant être menée que collectivement par les équipes solides des pôles et des composantes de l’université. » conclut-elle.