Portraits et témoignages

«Je suis Mère Castor»

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Professeur des universités, praticien hospitalier (PU-PH), Marie-Edith Lafon est chef de service du laboratoire de virologie et biologiste médicale au sein de l’unité de formation et de recherche des sciences médicale (UFR) du Collège des sciences de la santé mais aussi chercheuse au laboratoire Microbiologie fondamentale et pathogénicité. Une véritable vocation pour les sciences de la vie.

Photo : Marie-Edith Lafon © Arthur Pequin
Marie-Edith Lafon © Arthur Pequin

Une carrière entière à l’université de Bordeaux, un pied à la fac l’autre à l’hôpital. Entre les deux, un fort investissement dans la recherche, activité exigeante vers laquelle Marie-Edith Lafon pousse ses étudiants mais aussi une implication certaine au sein de l’UFR des Sciences médicale comme coordonnatrice de la seconde année de médecine, co-coordonnatrice du parcours recherche santé et élue au conseil d’UFR.

« Je suis entrée dans notre université en 1979, comme étudiante en première année de médecine.

Je l’ai quittée temporairement pendant mon internat en médecine, puis pendant 4 ans après mon doctorat. J’y suis revenue en 1994. J’ai fait mes études à l’université de Bordeaux pour des raisons géographiques, étant originaire de Gironde et des Landes. J’ai toujours apprécié cet environnement au sein duquel je ressens un sentiment de grande liberté intellectuelle tant dans la recherche que dans l’enseignement, même si nous manquons de moyens. Je n’ai pas hésité un instant lorsque l’opportunité m’a été offerte d’obtenir un poste hospitalo-universitaire à Bordeaux » raconte Marie-Edith Lafon.

Interagir avec les autres

Un métier qui a évolué dans le temps. Mais une motivation intacte et un vrai plaisir à enseigner. « Mes étudiants m’appelle Mère Castor car il parait que je raconte des histoires » plaisante-t-elle. Je trouve nos jeunes intelligents et intéressants, je les incite à faire de la recherche translationnelle pour qu’ils comprennent ce qui est attendu » poursuit Marie-Edith Lafon. Impliquée depuis 2007 au sein de l’UFR des Sciences médicales, elle se félicite de l’impulsion qui a été donnée par les doyens successifs, avec le développement par exemple de la commission permettant de suivre les étudiants en difficulté et la dynamisation réussie de la préparation aux épreuves classantes nationales (ECN qui ont remplacé l’internat ndlr).

La création de l’Ecole Santé Sciences est pour la professeure une autre fierté. « Depuis 2017, en raison de la diminution drastique du nombre de biologistes de notre équipe, mon activité est devenue majoritairement hospitalière, bien que j’ai beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de notre équipe de recherche et conserve mon activité de coordonnatrice d’année. La pandémie Covid a quasiment balayé toute autre possibilité depuis un an… » constate le médecin.

Il faudra maintenir à grande échelle réactivité, diversité, imagination, capacité d’adaptation vis-à-vis du monde complexe dans lequel nous vivons.

Marie-Edith Lafon, chef de service du laboratoire de virologie et biologiste médicale, chercheuse au laboratoire Mfp

L’université de Bordeaux pour vous ?

« Des étudiants remarquables, de vrais futurs professionnels souvent talentueux ; beaucoup de solidarité et d’aide de la part des équipes de scolarité, de notre UFR et du Collège santé; des réunions pédagogiques entre enseignants où la parole est libre; des collègues chercheurs « fondamentalistes » inventifs et ouverts aux collaborations.

Notre mission est d’être au service des étudiants, qui représentent l’avenir. Notre université est en compétition avec d’autres structures d’enseignement, sans pour autant disposer des mêmes capacités de sélection des étudiants à l’entrée, ni des ressources humaines et matérielles suffisantes pour encadrer leur formation comme nous le souhaitons/devrions. Il lui faudra maintenir à grande échelle réactivité, diversité, imagination, capacité d’adaptation vis-à-vis du monde complexe dans lequel nous vivons. »