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Trois questions à Éliott Viviant-Sauger, vice-président étudiant

Mise à jour le :

Éliott Viviant-Sauger, étudiant en master Monnaie, banque, finance, assurance, parcours Finance verte au sein de la faculté d’Économie, gestion et administration économique et sociale, a été élu vice-président étudiant, jeudi 5 février 2026. Une mission qu’il prend très à cœur.

Photo : Eliott Viviant-Sauger © Gautier Dufau
Eliott Viviant-Sauger © Gautier Dufau

Vous venez d’être élu vice-président étudiant de l’université de Bordeaux pour deux ans. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et expliquer ce qui vous a motivé à vous engager à ce niveau de responsabilité ?

Éliott Viviant-Sauger : J’ai 22 ans. Après ma licence d’Administration économique et sociale (AES) à l’université de Bordeaux, j’ai choisi de poursuivre mes études en master Monnaie, banque, finance, assurance, parcours Finance verte. Cette discipline prend en compte les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance afin de permettre à la finance d’avoir un impact sur la transition écologique, environnementale et sociétale, une cause à laquelle j’ai toujours été sensible.

Cette candidature s’inscrit dans le prolongement de mes précédentes implications associatives. J’ai cette fibre de l’engagement depuis que je suis très jeune. Tout au long de ma scolarité puis de mon parcours étudiant, j’ai été engagé. D’abord délégué de classe au collège et au lycée, puis au sein de clubs sportifs (football, escrime) et à l’université, où j’ai été vice-président du Club AES, élu au sein de la Faculté d’économie, gestion et administration économique et sociale, et j’ai également eu l’occasion de collaborer à plusieurs reprises avec Mickaël Larrivière, le précédent vice-président étudiant.

À mon sens, pour occuper cette fonction, il faut avoir l’habitude de la représentation et la connaissance du fonctionnement de l’université, expérience que j’ai acquise tout au long de ces années.

Quelles seront vos priorités pour améliorer concrètement la vie étudiante à l’université de Bordeaux durant votre mandat ?

E. V. S. : Je suis particulièrement attentif aux enjeux liés à la santé mentale, à l’inclusivité et aux transitions. Je veux poursuivre et amplifier les efforts de prévention, de sensibilisation et d’éducation aux comportements responsables et solidaires ; continuer à accompagner les étudiants dans les démarches de soins, en lien avec l’Espace santé étudiants, et les inciter à se former aux premiers secours en santé mentale (PSSM). 

J’ai également à cœur de développer le lien entre étudiants et enseignants pour une transmission moins verticale et permettre une relation plus incarnée. Il me semble important aussi d’accentuer la personnalisation des parcours, dispositif qui permet à l’étudiant d’adapter son rythme d’études à ses besoins spécifiques, de favoriser les initiatives comme l’entrepreneuriat et l’engagement des étudiants dans leurs multiples projets, et de permettre au plus grand nombre de s’impliquer dans la vie de l’université.

Enfin et surtout, je veux faire vivre la démocratie à l’université en faisant des élections un événement incontournable. Mon objectif serait d’atteindre un taux de participation de 15 %, contre 8 % aujourd’hui.

Mon message ? Vous n’êtes pas seuls, car vous êtes représentés. Votez, engagez-vous !

Comment envisagez-vous votre rôle de vice-président ?

E. V. S. : Cette mission est pour moi comme un outil au service d’un programme à mettre en œuvre. Je souhaite avant tout porter la voix des étudiants auprès de la gouvernance, sans idéologie ni positionnement politique. Je suis au service du bien commun et au plus proche des préoccupations quotidiennes de l’ensemble de la communauté. Pour mener à bien mes missions et être le meilleur ambassadeur de toutes et tous, le dialogue est pour moi la meilleure des méthodes.

Aller au contact des différents interlocuteurs, discuter, échanger. Les associations des filières de formation et les vice-présidents et vice-présidentes de campus seront mes portes d’entrée. Ce sont les plus efficaces des relais d’information. J’ai l’avantage de bien les connaître, ce qui me facilitera la tâche.

Je serai très présent sur le terrain, mais aussi au sein des conseils et des commissions. Je vais faire en sorte d’être identifié comme le représentant de toutes et tous. J’ai pu obtenir un étalement d’études pour réaliser mon master en quatre ans, ce qui me permettra de consacrer le temps nécessaire à cette mission de vice-président.

À l’issue de mon mandat, j’espère avoir réussi à sensibiliser au maximum les étudiants à l’importance de la démocratie universitaire et aux enjeux liés à la santé mentale.