Elles et ils font l'université de Bordeaux

«Je suis heureuse d’être là où je suis»

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Frédérique Eynaud est maîtresse de conférences au sein de l’unité de formation des sciences de la Terre et environnement et chercheuse au laboratoire Epoc*. Etudiante puis doctorante à l’université de Bordeaux, elle y enseigne aujourd’hui avec de plus en plus de plaisir à transmettre aux nouvelles générations.

Photo : Frédérique Eynaud @Arthur Pequin
Frédérique Eynaud @Arthur Pequin

Incontestablement, l’océan coule dans les veines de Frédérique Eynaud. « Mon grand-père était gardien de phare, mon historique familial me rattache très fortement à la mer » raconte celle qui est devenue sans surprise géologue océanographe. Finalement, la jeune femme n’aura jamais quitté l’université de Bordeaux, où elle entre étudiante. « J’ai choisi l’université de Bordeaux car les formations en sciences de la Terre et de la mer y étaient très attractives.

J’ai y ai été recrutée Attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) après mon doctorat en paléocéanographie en 1999. La passion de l’océan ma menée vers ce travail d’enseignement et de recherche que je réalise toujours avec le même entrain, augmenté du plaisir quotidien d'un transfert de connaissances vers les étudiants » explique Frédérique Eynaud, également éditrice du journal Revue de Micropaléontologie.

Transmission et partage 

Depuis 20 ans, l’enseignante ne s’est jamais lassée. Au contraire. Elle aime de plus en plus cette part du métier. « C’est extrêmement gratifiant d’être dans la transmission et le partage. Plus j’avance en âge (49 ans) plus je me régale. Transmettre ce qui vous passionne est une vraie chance » confie Frédérique Eynaud.

Alors pourquoi maîtresse de conférence et pas professeure ? « Je n’ai plus cette ambition. Pour moi, la reconnaissance se joue maintenant ailleurs, elle est très liée à la spécificité des disciplines. La micropaléontologie marine (au service des reconstructions paléoclimatiques) est une niche. Notre force est là. L’université de Bordeaux a une bonne réputation en la matière. Cela suffit pour me satisfaire. Il faut continuer à faire ce que l’on fait déjà bien » affirme-t-elle convaincue.

C’est extrêmement gratifiant d’être dans la transmission et le partage. Plus j’avance en âge, plus je me régale. Transmettre ce qui vous passionne est une vraie chance. 

Frédérique Eynaud, géologue océanographe

L’université de Bordeaux pour vous ?

« Une université pluridisciplinaire qui rassemble des compétences de pointes au travers de l'ensemble de ses laboratoires et structures d'enseignements, et des compétences rares pour certaines disciplines. Je me sens chez moi au sein de mon laboratoire et de mon unité de formation. Je souhaite que l’université de Bordeaux maintienne l’originalité de ses formations, même si celles-ci  peuvent paraitre « peu rentables » à certains yeux, et renforce son positionnement pour les questions touchant aux problématiques environnementales. »

*Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux, Unité Mixte de Recherche, CNRS/Université de Bordeaux / Ecole pratique des Hautes Etudes