Valorisation

Forte de plus de 80 laboratoires réalisant des recherches dans tous les domaines disciplinaires, l’université de Bordeaux produit quantité de résultats. Si ces résultats ont avant tout une valeur scientifique, certains ont également une valeur économique. Afin qu’ils bénéficient au plus grand nombre, l’université a pour mission de les valoriser.

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La valorisation correspond aux moyens de rendre utilisables ou commercialisables les résultats, les connaissances et les compétences de la recherche.

Pourquoi faire ?

La valorisation de la recherche est un enjeu fondamental de la compétitivité de notre pays. Nous sommes dans une économie du savoir dont le moteur est la matière grise. Les laboratoires de recherche sont le lieu de création privilégié de la matière grise. La valorisation est l’outil pour l’exploiter dans le monde économique 

Comment ?

Pour valoriser des résultats de recherche, il est souvent nécessaire de les protéger. Pour cela, l’université et sa structure de valorisation disposent de ressources pour détecter l’innovation produite par les unités, puis déterminer une stratégie de valorisation adaptée à la technologie et au marché, dans le respect des intérêts de l’inventeur. La protection, notamment par le dépôt d’une demande de brevet ou le dépôt d’un code logiciel auprès de l’Agence de Protection des Programmes est l’une des voies privilégiées. Mais ce n’est pas la seule.

La phase suivante est celle du transfert de ces résultats vers le monde socio-économique. La cible peut être une entreprise préexistante, avec laquelle l’université ou sa filiale AST négociera la concession d’une licence d’exploitation. Une autre voie de valorisation consiste à accompagner la création d’une start up issue du laboratoire. Cette société, à laquelle peuvent contribuer les agents de l‘université à l’origine des résultats (dans des conditions strictes à valider avec le COREV), exploitera la technologie. Développer la culture de l'entrepreneuriat et de l'innovation auprès des agents de l’établissement et des étudiants est une autre mission essentielle de l’université

Entre détection protection et transfert, une phase optionnelle est parfois explorée : celle de la maturation. Elle consiste, lorsque les résultats à valoriser sont encore trop fondamentaux, à augmenter le niveau de maturité d’une technologie en diminuant les risques déterminants pour un transfert dans l’industrie. L’Université dispose d’un fonds de prématuration (plusieurs centaines de milliers d’euros investis chaque année), et AST dispose d’un fond de maturation (plusieurs millions d’euros investis chaque année) pour décupler les chances de succès du transfert des résultats issus des laboratoires de l’université. 

Qui intervient?

Comme pour les contrats de recherche, 2 services sont au soutien des laboratoires, l’un au sein de la DRV de l’université, l’autre au sein de la société AST, filiale de valorisation de l’université

  • Au sein de la Direction de la Recherche et de la Valorisation, le Service COREV est un interlocuteur privilégié des laboratoires. Il est en charge de la gestion des demandes individuelles des enseignants-chercheurs en lien avec la valorisation, notamment sur les aspects création d’entreprises, demande d’autorisation à apporter un concours scientifique ou prise des parts au capital d’une entreprise. Il coordonne les services intervenant dans la distribution des primes d’intéressement à la valorisation, etc. et assure le suivi quotidien de l’activité d’AST-TTE à qui l’université a délégué la gestion du portefeuille de titres de propriété industrielle et du portefeuille de contrats d’exploitation (copropriété, mandat de valorisation, maturation, licences, cessions, …)
  • Au sein de la société AST, la Direction du Transfert de Technologie (25 personnes environ) assure la détection des résultats de recherche des laboratoires du périmètre de l’université, l'évaluation de leur potentiel économique et/ou social, la protection de ces résultats, l’investissement dans la maturation de certaines des inventions, le transfert (recherche de partenaires, licensing), et l’incubation de certaines start up qui exploiteront les résultats

Quelques chiffres

L’université de Bordeaux est copropriétaire de 425 brevets. Ce chiffre évolue chaque semaine.

En 2018 et 2019, elle était la première université française en nombre de brevets déposés (classement INPI des déposants de demandes de brevets)

1/3 de ces brevets sont issus d’un partenariat avec une entreprise

Le portefeuille de logiciels déposés à l’APP comporte 105 logiciels, dans tous les domaines de la connaissance (sciences du numérique, sciences de l'environnement, imagerie médicale, intelligence économique, archéologie...)

12 contrats de licence ont été signés en 2018 et autant en 2019, pour encadrer le transfert de brevets ou de logiciels à des entreprises (start up issues de la recherche publiques, PME, ETI ou grands groupes)

Plus de 50 start up ont créées depuis 2000 à partir des résultats de recherche des laboratoires de l’université de Bordeaux. Parmi elles, quelques belles histoires (Treefrog Therapeutics, Poietis, Argolight, Olikrom, …)

Mise à jour le 09/12/2020

Direction de la Recherche et de la Valorisation

Antoine BOUTEILLY
Responsable du Service Contrats de Recherche Et Valorisation (CoREV)

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