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Comment concilier éthique environnementale de la recherche et liberté académique ?

Photo : Dans un contexte d’urgence climatique, la liberté académique est-elle encore légitime ? © Chokniti - Adobestock / université de Bordeaux
Dans un contexte d’urgence climatique, la liberté académique est-elle encore légitime ? © Chokniti - Adobestock / université de Bordeaux

Les Controverses de l’université de Bordeaux visent à illustrer en quoi la déontologie académique et l’approche scientifique permettent de discuter de manière argumentée et non polémique de sujets complexes, et potentiellement clivants. Pour cette première séance du jeudi 1er décembre, c’est la tension entre l’éthique environnementale et la liberté académique qui est abordée.

Dans un contexte d’urgence climatique, la liberté académique est-elle encore légitime ? Ce principe qui garantit aux universitaires une pleine indépendance dans leurs activités scientifiques ne devrait-il pas être subordonné à cet objectif vital que constitue la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, en encadrant les pratiques de la recherche et en orientant les travaux des scientifiques vers les enjeux de la transition environnementale ?  ​​​​​​​

Pour répondre à cette question complexe, la première Controverse de l’université de Bordeaux permettra à des spécialistes de différentes disciplines (sciences sociales, sciences exactes, sciences biomédicales…) de confronter leur point de vue et de réfléchir ensemble à cette question qui a des implications très concrètes pour la communauté académique, et, au-delà, pour l’ensemble du champ social.

Les intervenantes et intervenants de la première Controverse :

  • Patrick Hennebelle : physicien et chercheur au CEA, représentant du collectif labo 1.5
  • Hélène Budzinski : chimiste spécialiste de chimie environnementale, directrice de recherche au CNRS et directrice du laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (EPOC)
  • Julie Boussuge : docteure en pharmacie, spécialiste du management de la recherche et du développement en Santé, fondatrice de rethinC pour accompagner la transition écologique en santé
  • Patrick Chastenet : politiste à l’université de Bordeaux, spécialiste de la pensée de Jacques Ellul, membre de l’Institut de recherche Montesquieu (IRM)
  • Anne-Hélène Prieur-Richard : responsable du département Environnements, écosystèmes, ressources biologiques (EERB) à l’Agence nationale de la recherche (ANR)

Cette séance sera animée par Sandrine Rui, sociologue à l’université de Bordeaux, et membre du Centre Émile Durkheim

Que sont les Controverses de l’université de Bordeaux ?

Les Controverses de l’université de Bordeaux sont une initiative pour contribuer à éclairer le débat public. Elles s’inscrivent dans le projet Sunset (Sciences avec et pour une société en transitions), dans le cadre de la labellisation Science avec et pour la société (SAPS).

Elles veulent montrer que la déontologie académique et l’approche scientifique permettent non seulement de discuter de manière argumentée et non polémique de sujets complexes, et potentiellement clivants, mais aussi de produire des connaissances qui permettent d’évaluer certains enjeux de notre époque marquée par les transitions environnementales et sociales.

À travers ce dispositif innovant, l’université de Bordeaux renforce sa responsabilité sociale et son engagement pour faire vivre le lien science-société. Les Controverses de l’université s’adressent à toutes les communautés académiques des campus bordelais et, au-delà, aux citoyennes et aux citoyens intéressés par les thématiques qu’elles abordent.

Les Controverses
Localisation associée :

Amphi Durkheim du campus Victoire de l’université de Bordeaux, place de la Victoire à Bordeaux

Les Controverses de l’université s’appuient sur un conseil scientifique :

- Cédric Brun, maître de conférence en philosophie
- Clémence Cardon Quint, maîtresse de conférence en histoire
- Pierre Dos Santos, professeur d’université et praticien hospitalier en physiologie
- Pascal Lecroart, professeur d’université en géologie et bio géochimie sédimentaire, vice-président en charge de la formation et de la vie universitaire
- Roger Marthan, professeur d’université et praticien hospitalier, directeur du Collège des écoles doctorales
- Samuel Maveyraud, professeur d’université en économie, vice-président en charge des finances et des moyens
- Phillipe Moretto, professeur de physique nucléaire, chargé de mission science avec et pour société
- Sandrine Rui, maîtresse de conférences en sociologie
- Nathalie Sans, directrice de recherche en neurosciences, vice-présidente en charge de la recherche  

et sont coordonnées par  :
- Antoine de Daruvar, professeur d’université  en bio-informatique au laboratoire Biologie du fruit et pathologie (BFP)
- Charles Mercier, professeur d’université en histoire contemporaine au Laboratoire culture éducation et société (LACES)