Guy Melançon, vice président Numérique

Guy Melançon, professeur d’informatique a été nommé vice-président numérique sur proposition du président Manuel Tunon de Lara.

Guy Melançon © A. Pequin Guy Melançon © A. Pequin

« Je suis le français le moins râleur du pays !» plaisante volontiers Guy Melançon avec un léger accent québécois qui laisse deviner ses origines canadiennes. Installé en France et très heureux de l’être depuis bientôt 30 ans, il a découvert Bordeaux en 1991 grâce à son projet de post doctorat « J’étais étudiant à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui avait des liens forts avec l’université Bordeaux 1 et plus particulièrement avec le Laboratoire bordelais de recherche en informatique (LaBRI) au sein duquel j’ai été accueilli ».

Pluridisciplinarité et mobilité

Comblé par « la beauté des mathématiques» - après avoir interrompu ses études au collège d’enseignement général et professionnel (CEGEP), s’intéressant alors aux sciences humaines et sociales - Guy Melançon évolue finalement vers l’informatique, plus spécifiquement en analyse de réseau et cartographie interactive de l’information.
Il enseigne à Montréal puis à Bordeaux où il obtient un poste de maître de conférences en 1993.

Récemment coordinateur d’un groupe de chercheurs pluridisciplinaires dans le cadre du programme européen pour la recherche et l’innovation H2020 Guy Melançon aime travailler en interaction avec les autres disciplines, contribuant à forger une méthodologie de recherche s’appuyant sur les approches et outils du numérique.

Toujours prêt à partir, il s’expatrie en 1998 à Amsterdam pour 3 années avec son épouse bordelaise pour un poste de chargé de recherches au sein du laboratoire d’informatique CWI (cousin d’Inria aux Pays-Bas). « Nous avions pour projet de revenir en France, c’est à luniversité de Montpellier que j’ai eu un poste ». Du Sud Est, Guy Melançon reste malgré tout très connecté au Sud Ouest et ses collègues bordelais le sollicitent en 2007 pour monter l’équipe-projet GRAVITE à l'Inria.

Il obtient sa mutation à l’université de Bordeaux, s’implique également au Labri et devient chef d’une équipe pluridisciplinaire au sein de laquelle travaillent Antoine de Daruvar et Serge Dulucq, devenus respectivement aujourd’hui vice-président affaires institutionnelles et vice-président patrimoine … « Jusqu’à présent seuls la recherche et l’enseignement m’occupaient à plein temps. Ce sont ces raisons-là qui m’ont fait venir à Bordeaux » explique Guy Melançon qui précise ne jamais avoir été proche de la vie institutionnelle.

La partie non visible de l’iceberg

Pour autant, il accepte volontiers cette nouvelle mission de vice-président car pour lui, l’enjeu du numérique est un véritable enjeu sociétal. « Notre métier ne doit pas se limiter à l’utilisation des outils. Le numérique rayonne dans toutes les dimensions de l’établissement et doit servir toutes les fonctions à tous les niveaux ; il faut donner de la cohérence à l’ensemble » déclare Guy Melançon.

Se servir de l’innovation pour transformer l’université de Bordeaux, déclencher l’envie pour passer d’une vision statique à une vision dynamique, faire mieux ce que l’on fait déjà. « Les systèmes d’information sont des objets vivants, nous devons façonner ces outils ».

Pour ce faire, le nouveau vice-président est parfaitement entouré par les équipes de la Direction des systèmes d’information, celles des pôles et de leurs directions, dont il salue les compétences et l’efficacité.

Mise à jour le 25/04/2018