Liz Ngelebeya, sur les plus grands tatamis du monde

Liz Ngelebeya, 18 ans, judokate en sport étude à l’INSEP (l'Institut du sport, de l’expertise et de la performance à Paris) et étudiante à l’université de Bordeaux, a participé en 2020 aux championnats d’Europe, au festival olympique de la jeunesse et aux championnats du monde ! Portrait d'une jeune femme au caractère entier.

Liz Ngelebeya © International Judo Federation Liz Ngelebeya © International Judo Federation

Étudiante en première année de Droit à l’université de Bordeaux et judokate de haut niveau, Liz Ngelebeya a pu adapter ses études pour les concilier avec sa pratique intensive du judo. Elle précise, « j’ai découpé ma licence pour la faire en deux ans ».
Mais le Droit n’a pas convaincu Liz malgré l’accompagnement solide de l’université. Elle cherche maintenant à se réorienter grâce à l’aide précieuse d’une conseillère d’orientation. Souhaitant se tourner vers le métier de policière du RAID, la jeune fille réfléchit à sa prochaine filière dans cette optique.

Assurer dans ses études mais aussi dans ses performances sportives n’est pas toujours aisé mais Liz semble suivre une philosophie de vie bien spécifique : « Il faut y aller ». Avec deux ou trois entraînements par jour, il est difficile de suivre les cours par correspondance et de fournir un travail personnel le soir. Tout est cadré à la perfection, la judokate affirme : « Il faut vraiment être concentré parce que ce n’est pas facile du tout ».

Une détermination à toute épreuve

En attendant d’éclaircir ses perspectives universitaires, Liz Ngelebeya retrace sa carrière sportive. Ayant commencé à l’âge de quatre ans, Liz a aujourd’hui quatorze ans de judo derrière elle. « Ce sont mes parents qui m’ont inscrite au judo pour que je dépense mon énergie et aujourd’hui j’ai intégré l’INSEP, le plus grand pôle de judo, celui de l’équipe olympique » confie la jeune fille originaire de Bordeaux.
Il serait facile de croire à une vocation familiale, pourtant Liz est la seule passionnée de sport dans son entourage ! La judokate a également pratiqué le tennis et le rugby en parallèle du judo, qu’elle n’a « jamais arrêté ». C’est donc ce dernier sport qui l’a conquise dès son plus jeune âge et dont elle ne lasse pas.

Animée par l’esprit de compétition, Liz enchaîne les combats « seule sur le tapis face à son adversaire ». Le judo est une discipline individuelle et c’est ce qu’apprécie la jeune fille. Cette détermination et cette envie de se dépasser l’ont emmenée jusqu’à l’INSEP, d‘où viennent les plus grands noms du judo comme Teddy Riner. Pour Liz Ngelebeya « c’est une vraie chance d’être ici ». « Ce qui fait la différence à l’INSEP, c’est l’excellent niveau des adversaires », révèle la judokate.

Sur le tapis, faire face à l’adversaire c’est aussi se faire face à soi-même

Championnats d’Europe, Festival Olympique de la Jeunesse et Championnats du Monde, Liz Ngelebeya a foulé les tapis des plus grandes compétitions de 2020. Pour se préparer à ces événements majeurs, la jeune fille s’est plongée dans des stages intensifs de dix jours à l’étranger. Malgré le stress engendré par ces étapes importantes dans sa carrière sportive, Liz adopte une position très simple. « C’est stressant mais il faut y aller. Tu n’as pas le choix, tu t’entraînes tous les jours pour performer dans les plus grandes compétitions, donc tu donnes tout ce que tu as et ça passe ou ça casse. » dit-elle avec conviction. En cas d’échec « tu trouves d’autres axes de travail pour t’améliorer » déclare Liz, intransigeante.

Son objectif final : les Jeux Olympiques,. « Je m’entraîne pour ça, mais je sais que ce ne sera pas facile » livre la judokate. Bien qu’elle ait encore de nombreuses étapes à franchir, Liz a prouvé dès son plus jeune âge que rien ne la découragerait. Elle relate : « Quand j’avais 11 ans, j’étais en moins de 63kg, j’étais la seule fille dans cette catégorie. Donc on m’a mise chez les garçons et… je gagnais ! J’ai fini par avoir honte de les battre, parce qu’on me disait que c’était pas normal pour une fille. Un jour ma mère m’a dit que ce n’était pas parce que j’étais une fille que je devais me rabaisser ou avoir honte de battre un garçon. Pour cette raison, beaucoup ont arrêté ! » conclut-elle en riant, donnant une belle leçon d’égalité et de confiance en soi.

par Clara Hirsch en Licence 3 information et communication - université Bordeaux Montaigne

Mise à jour le 08/02/2021