Éco-conscience, transparence et cosmétiques

Anaïs Merkes, 25 ans, étudiante en master entreprenariat et management de projets à l’université de Bordeaux, s’est lancée dans la création de Nereis Cosmetics, une marque éco-responsable en parfaite résonance avec ses valeurs de transparence, respect, synergie et éco-conscience. Portrait.

Curieuse, créative et passionnée depuis toujours par l’écosystème marin, Anaïs Merkes est restée fidèle à elle-même dans son parcours scolaire et universitaire. Pour autant, celui-ci demeure assez atypique : après un bac S mention très bien, la jeune fille se dirige vers une prépa-graphisme multimédia. Elle prend alors un tout autre virage en entamant des études de sciences de la mer à l’université de Bordeaux. Suite à un « déclic » l'étudiante décide finalement d’intégrer le master entreprenariat et management de projets dans le but de matérialiser ses idées et acquérir les compétences nécessaires pour donner naissance à Nereis Cosmetics.

Anaïs Merkes s’est toujours sentie proche de l’océan. Nereis Cosmetics lie son amour pour le monde maritime, son besoin de créer et sa détermination d’œuvrer pour une société plus responsable. « Ce nom fait référence au dieu de la mythologie grecque, Nérée, protecteur des marins et à une espèce de vers aquatique du bassin d’Arcachon, Nereis sp » explique la jeune fille pour qui la symbolique de ce nom est fondamentale. 

Plus qu’un produit, c’est un acte d’engagement pour la société de demain.

La concrétisation du projet Nereis Cosmetics est rendue possible grâce au programme UBee Lab, l’incubateur étudiant, mis en place par l’université de Bordeaux. L’objectif de ce système est d’aider les étudiants à élaborer leurs projets d’entreprenariat. Le choix d’une marque de cosmétiques a été évident pour l’étudiante, poursuivant ainsi un « mimétisme familial ».

« Ma mère et ma grand-mère m’ont fait comprendre très tôt le rôle essentiel de la peau » confie la jeune femme. Ce projet, porté en collaboration avec Alice Vivancos, étudiante en arts plastiques à l’université Bordeaux-Montaigne, entre dans la vague de la « Blue Beauty ». Ce concept correspond à industrie cosmétique prônant une transparence totale auprès des consommateurs, la préservation de la planète et des océans et abordant une politique rigoureuse d’éco-responsabilité et d’inclusivité. Les jeunes filles ont pour ambition de développer une gamme de trois soins pour le visage, adaptés à tous types de peau.

« Nous désirons démocratiser les produits cosmétiques éco-conçus à des prix accessibles » confie Anaïs. Pour mener cette volonté à bien, les produits seront issus des ressources biologiques marines et terrestres, mettant en lumière le savoir faire français. Guidées par le biomimétisme, les deux étudiantes éprouvent le besoin de recourir à des matériaux biodégradables, provenant de l’algoculture et l’agriculture biologiques, afin d’assurer un respect total de la nature. « Concernant nos packaging par exemple, nous souhaiterions utiliser un biopolymère et une encre à base d’algue » explique Anaïs Merkes. 

Une étudiante engagée

Le lancement de cette marque mobilisée pour le bien-être des individus et de la planète vient s’ajouter au palmarès d’Anaïs en terme d’implication dans le développement durable. En effet, la jeune femme a récemment participé à l’élaboration de la feuille de route de Transitions de l’université de Bordeaux.

Elle a également été déléguée étudiante lors du U7+ Worldwide Student Forum ayant pris place en été 2020. « Le principe est de rassembler des étudiants du monde entier afin d’impulser le changement du modèle de gouvernance des universités en terme de développement durable, notamment face au contexte de pandémie mondiale » explicite l’étudiante. Enfin, depuis septembre 2020, la jeune femme est directrice du développement de l’association Monarch Intelligence, qui vise à créer une communauté étudiante et entrepreneuriale autour des objectifs du développement durable.

Confirmant son besoin de jouer un rôle pour l’environnement, Anaïs Merkes conclut « Nereis Cosmetics, c’est la volonté de permettre à tout individu de porter sa voix pour la planète ». La jeune femme poursuivra sa lancée cette année encore puisqu’elle candidate avec son association à la 2e édition du Challenge Campus 2030, dans le but de collaborer avec l’université de Bordeaux pour mener à bien le projet.

Mise à jour le 03/05/2021