COP2 Etudiante, vers un accord national autour de la transition écologique

Une délégation de l’université de Bordeaux a participé à la COP2 étudiante, les 10 et 11 avril 2021, qui regroupait les établissements français de l'enseignement supérieur autour de la transition écologique.

  • 17/05/2021

En ligne de mire de cette COP2 : l’accord de Grenoble qui, après l’accord de Paris sur le climat, veut agir à l’échelle de l’enseignement supérieur.

Les étudiants mobilisés autour de l’écologie

COP2 Etudiante est une association étudiante grenobloise, créée en 2019, qui s’est donné pour objectif d’organiser un grand événement autour de l’écologie dans l’enseignement supérieur. Initialement prévue en 2020 comme un grand week-end de rencontres et d’échanges, la manifestation a dû être décalée et repensée en raison de la crise sanitaire.

Des groupes de travail dans 70 établissements

Ce sont donc des équipes de dix à quinze personnes qui ont phosphoré dans des établissements de toute la France (universités, IEP, écoles d’ingénieurs et de management, etc.) sur huit problématiques liées à la transition écologique.

A l’université de Bordeaux, 12 personnes -4 étudiants, 4 enseignants-chercheurs et 4 personnels administratifs- ont ainsi planché en février et mars 2021 sur les thématiques proposées par l’association grenobloise. Antoine Philippeau et Wassila Ezzaoui, étudiants à l’université de Bordeaux et ambassadeurs pour la COP2, animaient ce groupe bordelais, qui a travaillé à un rythme intense pour livrer une dizaine de propositions en amont de l’événement national des 10 et 11 avril.

Les propositions du GT de l’université de Bordeaux

Enseignement : former aux enjeux climatiques et écologiques

  • Trouver un temps systématique d’information et de formation pour l’ensemble des étudiants sur les enjeux du développement durable
  • Mettre en place un annuaire d’intervenants internes transdisciplinaires qui puissent intervenir sur tous les collèges de formation
  • Permettre aux étudiants de signaler des contenus pédagogiques qui ne leur semblent pas en phase avec les enjeux de développement durable

Diversité et inclusion : ouvrir le campus

  • Un portail unique qui rassemble les informations destinées aux étudiants
  • Une campagne de sensibilisation
  • Investir dans un lieu ressource pour le développement durable

Consommer sur le campus

  • Actions de sensibilisation à l’impact du numérique
  • Utiliser et valoriser la production locale dans l’alimentation
  • Une plateforme numérique pour favoriser la mutualisation ou le don

Un accord pour rassembler autour de la transition écologique

A l’issue des 2 jours de conférences, tables-rondes et rencontres, 2 livrables ont vu le jour :

  • l’accord de Grenoble qui fixe les grands objectifs pour les établissements de l’enseignement supérieur français
  • un livre blanc qui fait la synthèse des groupes de travail, recense les mesures concrètes déjà mises en place et propose des pistes pour accompagner les établissements dans leur transition.

L’accord de Grenoble prévoit que les signataires s’engagent, dans des délais de 6 mois à 2 ans, à proposer à leurs instances de gouvernance puis à mettre en place un plan d’action pour atteindre les objectifs.

A ce jour, une vingtaine d’établissements ont signé l’accord. L’université de Bordeaux doit le faire très prochainement.
A terme, l’objectif de la COP2 Etudiante est que les plus de 3500 établissements d’enseignement supérieur publics et privés de France adhèrent au projet.

L’équipe s’est très fortement impliquée dans des délais très serrés, souvent sur son temps personnel. A présent la démarche est bien lancée et nous allons surement pouvoir élargir le groupe de travail !

Antoine Philippeau — étudiant, ambassadeur pour la COP2 et co-animateur du groupe UBx

Transitions environnementales et sociétales : l'université s'engage

La feuille de route de l’université de Bordeaux avec ses 24 engagements s’inscrit parfaitement dans les ambitions de la COP2 Etudiante et les objectifs posés par l’Accord de Grenoble.

Vous souhaitez rejoindre l’aventure ?

Ecrivez à Antoine ou Wassila, animateurs du groupe de travail COP2 de l’université de Bordeaux