Rassembler autour des enjeux de transition environnementale et sociétale

La feuille de route des Transitions (environnementales et sociétales) de l’université de Bordeaux a été adoptée lors du Conseil d’administration du 11 décembre 2020. Ce document propose les grandes orientations en matière de développement durable et de responsabilités sociétales prises par l’établissement pour les 5 prochaines années. Explications avec Antoine de Daruvar, vice-président en charge des affaires institutionnelles.

  • 15/12/2020

@ Conférence des présidents d'université - université de Bordeaux @ Conférence des présidents d'université - université de Bordeaux

Fruit d’un long processus de diagnostic et de concertation, la feuille de route des Transitions a mobilisé de très nombreux étudiants et personnels au cours de deux dernières années. « Avec ce document, l’université de Bordeaux se donne un cadre pour agir de façon coordonnée à tous les niveaux » explique Antoine de Daruvar, vice-président en charge de affaires institutionnelles et porteur de ce projet. Il a été conçu et rédigé de façon collaborative par environ 80 personnes, (étudiants et personnels) tous très concernés par ces enjeux. »

Quel est été le point de départ de ce travail ?

Cette feuille de route répond au constat d’une situation d’urgence climatique, environnementale et sociale globale à laquelle l’université de Bordeaux doit réagir en accompagnant et suscitant les changements qui contribueront à la construction d’une société inclusive, solidaire et durable. Ces enjeux de transition environnementale et sociétale doivent être intégrés dans toutes les dimensions de l’université. 

Pour conduire cette démarche, nous nous sommes appuyés sur des initiatives existantes. Beaucoup de choses ont déjà étés mises en place, dont la charte « responsabilité sociétale » mais il fallait structurer cette mobilisation pour accélérer et amplifier nos actions. La journée « Climat on s’engage » prévue en avril dernier qui n’a malheureusement pas eu lieu à cause du confinement a également marqué un jalon important.

Nous avons poursuivi cette réflexion en ce sens en nous appuyant sur de nombreuses expertises et en travaillant par groupes thématiques.

Comment l’université de Bordeaux s’organise-t-elle pour agir concrètement ?

Cette feuille de route donne un cadre pour accompagner et faciliter notre capacité d’agir.

Elle formule les grands objectifs ciblés à 5 ans. Pour mener à bien ses engagements, l’université doit organiser les conditions de transformation profonde de ses modes de fonctionnement et d’action au niveau institutionnel. Nous souhaitons offrir des opportunités d’engagements individuels et/ou collectifs notamment en structurant des réseaux de référents et d’ambassadeurs pour assurer la mise en œuvre des transformations. Personnels et étudiants doivent être les acteurs de ce changement. Les enjeux des transitions environnementales et sociétales seront ainsi mis à l’agenda des instances de pilotage et de dialogue à tous les niveaux de l’établissement (équipe de direction, composantes, pôles administratifs).
Un conseil des transitions environnementales et sociétales constitué d’une trentaine de personnes, dont 50% d’étudiants, a été inscrit dans nos statuts et sera prochainement installé. Présidée par une personnalité extérieure, cette nouvelle instance indépendante aura pour mission le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route et sera aussi force de proposition.

Quels sont les principaux engagements pris par l’université de Bordeaux dans cette feuille de route ?

Nos engagements s’articulent autour de trois grandes thématiques: la politique environnementale, la politique sociale et nos grandes missions de formation, de recherche et d’innovation.
Dans chacun de ces domaines, les objectifs à 5 ans feront l’objet d’une programmation annuelle, qui est en cours d’élaboration pour 2021, qui viendra fixer les priorités concrètes. Schémas directeurs et plans d’actions spécifiques seront articulés pour que les impacts attendus soient amplifiés. Ces enjeux, déjà au cœur de notre alliance d’universités européennes ENLIGHT, seront partagés avec tous nos partenaires et conduiront à plus d’ouverture envers la société.

Témoignage d’Anaïs Merkes, étudiante

Portrait_Anais_Merkes
« J’ai pris conscience de l’engagement de l’université de Bordeaux en faveur du développement durable au moment de la mobilisation autour de la journée « Climat on s’engage » en avril dernier. Membre de l’association Bambou, et de Monarch j’ai eu alors envie de m’impliquer encore plus et de m’engager au niveau de l’établissement. Les étudiants ont des attentes très fortes sur les enjeux climatiques, environnementaux et sociaux. Nos avis comptent, c’est important que nous soyons entendu en toute transparence car nous sommes les acteurs de demain. Dans le cadre de l’élaboration de cette feuille de route, j’ai participé avec d’autres étudiants au groupe de travail sur la gouvernance. Ces réunions ont été très créatives et nos propositions ont été retenues. L’université ne tiendra pas les engagements qu’elle prend pour accompagner et accélérer les transitions environnementales et sociétales sans une mobilisation forte de la communauté étudiante qui doit rester ambitieuse et exigeante dans ce domaine. »

Anaïs Merkes, étudiante en master 2 « Entreprenariat de management de projet/parcours création d’entreprise à l’IAE de Bordeaux

Antoine de Daruvar © A. Pequin

Antoine de Daruvar, vice-président en charge des affaires institutionnelles.