Ma thèse en 180 secondes, quand science et humour se marient

Ils sont trois, thésards en recherche médicale, philosophie et agronomie et lauréats de la finale nationale de « Ma thèse en 180 secondes » organisée le 31 mai au Palais de la Bourse par la CPU et le CNRS, avec l’université de Bordeaux. Retour sur une soirée riche en contenu, divertissement et suspens avec 16 finalistes performants et 500 spectateurs enthousiastes.

  • 07/06/2016

© MT180 CPU-CNRS - Hugues Bretheau / SAM / UBx © MT180 CPU-CNRS - Hugues Bretheau / SAM / UBx

 Il ne doit pas y avoir de science sans joie. 

C’est par ces mots qu’a conclu Thierry Mandon, secrétaire d’état chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, la finale du concours de vulgarisation scientifique réservé aux doctorants avant de donner le nom du grand gagnant 2016.

Ce ne sont pas les 16 finalistes de Ma thèse en 180 secondes qui vont lui donner tort, eux qui ont su transformer leur sujet de thèse en une histoire captivante. D’une enquête policière autour des maladies cardiovasculaires à une expérience philosophique de pensée jusqu’à la psychanalyse du blé pour les trois lauréats de cette année, Mathieu Buonafine, Bertrand Cochard et Nicolas Urruty.

Le choix a d’ailleurs été assez difficile pour le jury au vu de la prestation des 16 finalistes, dont celle de Perrine Berment, la candidate aquitaine représentant l’université de Bordeaux, l’université Bordeaux Montaigne et l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Mission réussie pour la doctorante qui voulait casser l’image du chercheur et montrer que les maths se réfléchissent aussi au féminin.

Plus qu’une simple présentation

Après des mois de préparation, les candidats venus de la France entière (Paris, Aix-Marseille, Lyon ou encore La Réunion et la Nouvelle-Calédonie) ont tous fait preuve d’une grande capacité de vulgarisation et de communication. Le résultat : un véritable show, animé par le journaliste Daniel Fiévet, qui a suscité l’attention au-delà de la salle puisque le hashtag #MT180 était l’un des plus utilisés sur Twitter en France le soir du 31 mai.

Si seulement trois des candidats étaient récompensés, les 16 ont été célébrés et applaudis par un public de quelque 500 personnes dont des invités de marque tels Alain Rousset, président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ou encore Olivier Dugrip, le recteur de l’académie de Bordeaux.

La finale de ce concours organisé par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS a illustré et souligné l’importance de donner la parole à ces jeunes chercheurs engagés et passionnés. Mieux, ce sont des « joyaux, des ambassadeurs de la science et de la recherche » pour Jean-Loup Salzmann, président de la CPU. « Ils symbolisent notre avenir » pour Manuel Tunon de Lara, président de l’université de Bordeaux, qui avait introduit la cérémonie au Palais de la Bourse.

Les trois lauréats représenteront la France lors de la finale internationale du concours, le 29 septembre 2016 à Rabat au Maroc.

Les trois gagnants

  • Mathieu Buonafine, jeune chercheur en recherche médicale et représentant du groupement Sorbonne universités a remporté le premier prix du jury pour sa thèse intitulée étude du rôle de la neutrophil gelatinase associated lipocalin (NGAL) dans les effets cardiovasculaires de l’activation du récepteur minéralcorticoïde.
  • Avec sa thèse en philosophie, Bertrand Cochard, représentant du regroupement université Côte d’Azur, a su convaincre le jury et conquérir le cœur du public. Pour sa thèse sur Réification, spectacle et imagification dans la philosophie de Guy Debord, il a remporté les deux prix.
  • Le troisième prix du jury a été remis à Nicolas Urruty, agronome et représentant du regroupement université confédérale Léonard de Vinci. Sa thèse porte sur l’impact de la réduction des pesticides sur le rendement du blé.

Le jury

  • Bernard Alaux, directeur et co-fondateur de Cap Sciences, CCSTI de Bordeaux
  • Alexandre Artaud, vainqueur du concours national MT180 en 2015, doctorant au CEA Grenoble
  • Etienne Duguet, professeur d'université, directeur du Labex Amadeus
  • Agnès Passault, présidente d'Aquitem, groupe spécialisé dans le marketing numérique
  • Emmanuelle Sudre, rédactrice en chef de l'émission « On n'est pas que des cobayes » sur France 5 – société 2P2L

Les vidéos

Pour revoir les prestations des candidats, rendez-vous sur la chaîne Youtube de MT180.